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Agen est une commune du sud-ouest de la France, préfecture du département de Lot-et-Garonne (région Aquitaine). Ses habitants sont appelés Agenais(es). Le pays qui l’entoure, sur les deux rives de la Garonne, est  l’Agenais.

 

Histoire

Le site d’Agen fut vraisemblablement peuplé au moins dès le Néolithique mais il est difficile d’en dater l’origine exacte. Les  vestiges que nous avons actuellement à notre disposition témoignent d’un peuplement d’origine Ibère aux VIIIe et VIIe siècles av.J.-C.. Cependant, le site occupé à cette époque était différent de celui que nous connaissons aujourd’hui : c’est le plateau de l’Ermitage. C’est d’ailleurs cette situation (sur un éperon rocheux) qui donnerait la clé de la toponymie de la cité.

Le site, bien que se trouvant à la confluence de la vallée de la Masse et de la Garonne, n’est pas un des endroits les plus stratégiques de la vallée. Il est donc difficile d’expliquer par la seule géographie la raison pour laquelle les Nitiobroges (peuple Celte arrivé vers 400 avant Jésus-Christ) ont choisi cet endroit pour en faire la capitale de leur royaume. Ils avaient édifié sur ce site une place forte d’environ 50 hectares, située à 100 mètres au-dessus du lit de la Garonne. On a trouvé des traces de cette occupation du sol au XIXe siècle et plus récemment, grâce au travail de l’équipe des archéologues de l’Agenais.

Le déplacement de la ville vers les terrasses de la Garonne est sans doute antérieur à l’occupation romaine. Il faut mettre en relation ce transfert avec la richesse des échanges commerciaux qui avaient lieu le long du fleuve ainsi que vers les Pyrénées et le Massif central. La découverte de la très riche tombe à char de Boé atteste de l’opulence des élites locales à la fin du Ier siècle av.J.-C..          

 

Une ville gallo-romaine

La ville gallo-romaine a laissé d’importantes et assez nombreuses traces. Malheureusement, elles ont pour la plupart été détruites et en particulier les plus intéressantes. Tout d’abord le théâtre, chose assez rare pour une ville de moyenne importance, d’autant plus qu’Aginnum était aussi doté d’un amphithéâtre (daté de 215 après Jésus-Christ) pouvant accueillir  10 000 à 15 000 personnes, nombre considérable. On a également des indices concernant l’existence d’au moins une nécropole. La ville s’étendait sur 80 hectares et était donc assez riche et surtout peuplée. Mais la prospérité était davantage liée à une activité de transit qu’à un véritable rôle de pôle commercial. Ce passage intense est à mettre en relation avec l’implantation précoce de la religion chrétienne. Dès la fin du IIIe siècle, les chroniques relatent les martyres de saint Caprais et sainte Foy. Au siècle suivant, l’Église chrétienne s’organise avec son premier évêque connu, Phébade, dont les travaux théologiques lui valurent un prestige dans toute la chrétienté.  

 

 

Le Moyen Âge

Comme pour beaucoup de cités, nous avons peu de documents concernant l’époque des Grandes Invasions. Pendant quatre siècles, Agen vit passer les Vandales, les Wisigoths puis les Francs avant de subir les assauts des Vikings au IXe siècle.

Une image du parcellaire médiéval : la rue Beauville.

 

Pendant le haut Moyen Âge, Agen restait en Aquitaine aux abords de la Novempopulanie puis de la Vasconie. Après l’an 660, la Vasconie et l’Aquitaine sont devenues indépendantes des Francs et parviennent à leur apogée avec Eudes d’Aquitaine. En 732, les Sarrasins envahissent la Vasconie et Bordeaux, mais leur progression est arrêtée par Charles Martel et Eudes entre Poitiers et Tours. Pépin le Bref poursuit la conquête de toute l’Aquitaine et, en 766, les Basques (appelés Wascones) se rendirent auprès de Pépin à Agen. La ville se replia sur elle-même et se fortifia dans sa première enceinte (une dizaine d’hectares) autour de la cathédrale Saint-Étienne (emplacement de l’actuel marché-parking couvert) et dont la fondation est difficile à dater. N’ayant jamais été totalement terminé, l’édifice s’est détérioré et menaçant de s’effondrer il a été démoli au début du XIXe siècle.

C’est autour de ce noyau que s’est développée la ville médiévale dont la trame urbaine était organisée à partir de la rue des Cornières (dont il reste une partie) qui aboutissait place du Marché (aujourd’hui place des Laitiers) c’est-à-dire au pied de l’ancienne cathédrale. Les principaux vestiges de l’Agen médiéval sont des édifices religieux. On a déjà vu que la cathédrale Saint-Étienne a disparu. Mais le monument le plus magnifique est sans conteste l’église des Jacobins (aujourd’hui transformée en centre culturel). L’église est le dernier vestige du couvent des Jacobins (ou Dominicains) et date du XIIIe siècle. La construction, à l’exception des trois piliers centraux (en pierre) qui séparent le vaisseau en deux nefs, est réalisée en briques. Les récents travaux de restauration ont dégagé des peintures murales où figure Alphonse de Poitiers (seigneur de la ville et protecteur du couvent à sa construction). Elle fut le lieu de grands évènements locaux ou régionaux : en 1354, le Prince noir y reçut l’hommage de 40 barons et en particulier celui de Gaston Phébus.

 

La ville comptait un grand nombre d’autres édifices à caractère religieux, couvents ou églises comme l’actuelle cathédrale : la collégiale Saint Caprais, en grande partie de style roman. Autour de l’église il y avait un ensemble architectural servant à accueillir les chanoines : monastère, cloître… dont il ne reste que la salle capitulaire. Exploitant les rivalités féodales entre Plantagenêt (succédant aux comtes de Poitiers) et comtes de Toulouse puis entre rois d’Angleterre et Capétiens, évêques et habitants surent échapper à la tutelle de leurs seigneurs.

Dès le XIIe siècle, la ville jouit d’une certaine autonomie, elle possède une coutume, des libertés et des franchises. Cette autonomie s’affirme au XIIIe siècle (la charte date de 1248) et la tutelle du roi (ou du comte) et de l’évêque est de plus en plus lâche. La ville est administrée par des consuls qui apposent sur les actes solennels le grand sceau de la cité représentant sur l’avers une ville fortifiée avec à l’intérieur un clocher et au revers un aigle. Mais l’administration consulaire n’a rien de démocratique, c’est une oligarchie qui abusa souvent de ses pouvoirs, entraînant plusieurs révoltes populaires aux siècles suivants.

La ville s’est en effet notablement agrandie au cours du Moyen Âge : elle atteint désormais 60 hectares. Agen était une cité prospère et peuplée (peut-être 10 000 habitants alors que Toulouse en comptait moins de 40 000) vivant en particulier des activités liées à la Garonne : commerce, pêche, minoterie. Cependant, bien que la ville n’ait pas trop souffert directement des terribles affrontements de la guerre de Cent Ans (elle y a même gagné un peu plus d’autonomie) elle a subi les conséquences des ravages des contrées environnantes. De plus, XIVe et XVe siècles connurent la terrible épidémie de peste noire aggravée par des intempéries nombreuses et dévastatrices. La Garonne en particulier frappa par des crues meurtrières.

 

L’époque de la Renaissance     

 De la fin de la guerre de Cent Ans aux premiers troubles des guerres de Religion Agen connut une renaissance autant matérielle qu’intellectuelle. Une vague d’immigration venue du Massif central, de l’Ouest et des Pyrénées repeupla la région. En outre, le diocèse fut dirigé par cinq évêques italiens successifs dont plusieurs issus de la famille La Rovère, apparentée au pape Jules II. Ils étaient de fins lettrés, comme Mateo Bandello, auteur de nouvelles. C’est l’une d’elles, écrite probablement à Bazens, résidence des évêques d’Agen, qui inspira à Shakespeare Roméo et Juliette. Ils vinrent accompagnés de toute une suite composée de gens obscurs mais aussi très brillants comme le médecin et humaniste Jules César Scaliger, connu dans toute l’Europe, ou son fils, Joseph-Juste, acquis à la Réforme (c’est l’un des « illustres » agenais). Agen, cité catholique (et rivale de Nérac, capitale politique et intellectuelle des réformés), fut à plusieurs reprises occupée et pillée par les troupes protestantes durant cette période dramatique. Elle abritera quelque temps la reine Marguerite de Valois, dite la reine Margot.

La paix revenue, la ville connut un regain de prospérité après un Grand Siècle difficile, comme le reste du pays, en raison de conditions climatiques préjudiciables  à l’agriculture, activité dont la ville était forte dépendante. Séditions populaires, pestes et famines font que le retour véritable à la prospérité n’eut lieu qu’au XVIIIe siècle, ce qu’attestent les nombreux édifices civils : hôtels particuliers des riches familles nobles ou bourgeoises enrichies dans l’activité commerçante et textile. Ce n’est qu’à la fin du siècle que fut bâti le magnifique palais épiscopal devenu par la suite siège de la préfecture. Agen est à cette époque une ville manufacturière spécialisée dans la toile à voile mais aussi les draps, cordes et tissus divers. La ville sort de plus en plus de ses remparts. Elle ne craint plus les troubles politiques mais seulement les humeurs de la Garonne. On n’hésite cependant pas à embellir les bords du fleuve en aménageant la promenade dite " du Gravier " plantée d’ormeaux (aujourd’hui amputée et défigurée par la voie sur berge et le mur qui sépare désormais la ville de son fleuve). Cet endroit accueillait les grandes foires, en particulier celle de juin où les chalands venaient de toute l’Europe. La ville dépend en effet de plus en plus de son fleuve qui exporte vers les Amériques la farine du Haut Pays que l’on échange là-bas contre du sucre. On vend aussi aux marins les prunes séchées qui durant la traversée permettent d’éviter le scorbut. Le commerce du vin était aussi très important mais gêné par le privilège des vins de Bordeaux interdisant la vente des vins de l’amont jusqu’à Noël, une partie de la production était transformée en eau-de-vie.

 

Le XIXe siècle

La Révolution puis le blocus continental et les débuts de la révolution industrielle vont porter de rudes coups aux activités agenaises. Mais cet engourdissement économique que l’on constate au XIXe siècle est aussi à mettre au compte de la bourgeoisie locale, qui a perdu son dynamisme et se replie sur une rente foncière de moins en moins lucrative : le comice agricole d’Agen de 1855 cherche encore à démontrer la supériorité de la faux sur le volant ! Comme l’a écrit Peter Weissberg dans l’histoire d’Agen parue chez Privat en 1991 : « Agen n’a pas manqué sa révolution industrielle : elle ne l’a même pas tentée ». Ainsi, les atouts que constituaient le chemin de fer et le canal latéral de la Garonne, qui devait, après transformation en « canal des deux mers », selon les militaires " prendre la moitié du trafic de Gibraltar et éviter à notre flotte l’humiliation de passer sous les canons anglais ", furent insuffisamment utilisés ou ne virent pas le jour. L’apport de populations venues du Massif Central, des Pyrénées et d’Espagne, compensa le très important déficit de main d’œuvre dans une région en grave déclin démographique mais essentiellement absorbé par la construction et l’agriculture. Le XIXe siècle fut cependant celui des grandes réalisations édilitaires. Dès 1827, Agen a enfin un pont (plusieurs tentatives ont avorté, du Moyen Âge au XVIe siècle et pendant 300 ans on traversa la Garonne par le bac), doublé par la passerelle suspendue en 1839 et enfin le Pont-Canal, achevé en 1843, véritable chef-d’œuvre doté de 23 arches qui enjambent le fleuve et son lit majeur. C’est en 1875 que la Garonne connut sa crue la plus dramatique (elle fit 500 morts à Toulouse et 8 à Agen) mais le Pont Canal avait résisté.

Les véritables transformations de la trame urbaine agenaise n’eurent lieu que sous le mandat de Jean-Baptiste Durand, entre 1880 et 1895 (la ville comptait à cette époque 20 000 habitants). On perça les deux grands boulevards actuels : République et Carnot, ce dernier aboutit à la gare, nouvellement construite (le bâtiment principal est achevé en 1858 et deux ailes latérales sont ajoutées en 1886 puis détruites en 1981). Sur le tracé des anciens remparts, démantelés à la Révolution, on réalisa des boulevards de ceinture. Ces grands chantiers détruisirent  cependant  des témoignages du passé comme la majeure partie de l’église Sainte-Foy. C’est en 1888 qu’est inauguré le nouveau Lycée  Bernard Palissy d’Agen, construit sur un tertre afin qu’il soit à l’abri des crues. Le second lycée de la ville (lycée technique Jean-Baptiste de Baudre, du nom de l’ingénieur concepteur du canal Latéral) occupe les murs du grand séminaire, imposante bâtisse de la fin du XVIIe siècle, construit par l’évêque Mascaron pour parfaire l’œuvre de la Contre-Réforme.                                                           

C’est enfin Jean-Baptiste Durand qui fait édifier sur l’emplacement de l’ancienne cathédrale le marché couvert, dans le style des halles de Baltard, malheureusement lui aussi disparu. Fort heureusement, à l’écart de ces grands travaux subsistent encore de petites artères, rues et venelles aux maisons à colombages et en encorbellement ou vieux hôtels de pierre ou de brique. Ces constructions, dont les plus anciennes sont datées du XIVe siècle, donnent à Agen un cachet particulier que l’on retrouve dans d’autres cités de moyenne importance, à l’abri d’une trop boulimique expansion.

 

 

 

 

 

Époque contemporaine

La Gare d’Agen, vue ici au début du XXe siècle, a été édifiée de 1854 à 1858. Aujourd’hui, la ville s’est considérablement étendue, bien au-delà du noyau primitif, seul endroit à l’abri des inondations. Les travaux d’endiguement du fleuve doivent protéger le lit majeur des crues dévastatrices (le siècle a connu deux crues " centenaires " : 1930 et 1952 et la dernière inondation importante eut lieu en décembre 1981). Si la population de la ville stagne à un peu plus de 30 000 habitants, l’agglomération s’est étendue vers le sud et l’est, profitant aux communes de Bon-Encontre, Boé et le Passage. Selon l’INSEE, l’unité urbaine compte actuellement environ 80 000 habitants (78 000 en 2008).

Au sein d’un environnement essentiellement rural et agricole, Agen doit tirer ses richesses du secteur agro-alimentaire. C’est pour cela qu’a été créé en 1990, l’Agropole, situé à côté de l’échangeur autoroutier, sur la commune d’Estillac. Cependant, la plus grande entreprise agenaise est la firme UPSA, laboratoire pharmaceutique fondé en 1935 par le docteur Bru et rachetée par le groupe américain Bristol-Myers Squibb qui ont deux sites sur l’agglomération un sur Agen et un à Le Passage. Le tissu industriel est aujourd’hui très diffus et c’est surtout le secteur tertiaire qui entraîne l’agglomération et la ville vers le XXIe siècle avec en particulier le pôle universitaire (antenne de la faculté de Bordeaux et I.U.T.) et l’École nationale d’administration pénitentiaire (ENAP) en 2000.

 

 

Sports  

 Le Sporting union Agen est le grand club omnisports de la ville. Le SUA comprend notamment une section de rugby à XV (Sporting union Agen Lot-et-Garonne) dont l’équipe fanion évolue en Top 14 pour la saison 2010/2011 et compte 8 titres de champion de France (1930, 1945, 1962, 1965, 1966, 1976, 1982 et 1988). Les rugbymen utilisent le stade Alfred Armandie (14 000 places).

Ayant terminé la saison 2012-2013 à la 13e place du Top 14, le SUA XV a été rétrogradé en Pro D2 pour la saison 2013-2014.

La section football du SUA (Sporting Union Agen Football) est plus modeste. Elle évolue cette saison en Division honneur.

Les courses hippiques se tiennent sur l’hippodrome de la Garenne.

Au Stadium d’Agen, le Full contact Agen est un club qui compte plus de 100 licenciés, entrainé par William Varnier, le club pratique le full contact, le kickboxing, le muay thai, le K-1 et le combat libre, des résultats élogieux ces dernières années on fait parlé du club grâce à leurs champions Adeline Varnier 4 fois championne de France en full contact, Romain Clique 3 fois champion du monde en full contact, et champion du monde en titre en kickboxing, William Saidi, champion d’Europe en kickboxing, et double champion du monde en boxe thailandaise, Émile Garros, champion du monde en light contact, et plusieurs internationaux Tony Bordes Vecchiato, Soufiane Ouazaf, et Théo Bergonzat un des leaders agenais en combat libre.

De plus Agen a l’un des plus grands clubs de kayak-polo d’Europe, (Canoë-kayak Club Agenais) dont plusieurs joueurs sont des joueurs classés haut niveau sur les listes nationales : Thibaud Chanuc, Manuel Courtin, Anthony Courtin, Martin Brodoux, Thibault Salbaing.

 

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

 

Si Agen a été, sous l’Ancien Régime, une ville riche de monuments architecturaux, certains de ses monuments  ont été démolis sous la Révolution et les municipalités successives.

 

 

                 

Cathédrale Saint-Caprais

Édifiée au XIIe siècle sur l’emplacement d’une basilique épiscopale construite au VIe siècle, saccagée par les Normands en 853 puis restaurée, elle constituait initialement une collégiale. Elle fut élevée au rang de cathédrale en 1802.

Saccagée en décembre 1561, elle devint en 1791 un magasin à fourrage avant d’être rouverte en 1796 et de devenir la cathédrale officielle d’Agen, en lieu et place de l’ancienne cathédrale Saint-Étienne, en ruines.

L’orgue principal fut offert par l’impératrice Eugénie en 1858.

La cathédrale Saint-Caprais d’Agen présente plusieurs particularités architecturales : son abside romane est prolongée par un vaisseau gothique à une seule nef. Remplaçant un ancien campanile en bois, le clocher actuel fut édifié en 1835 à l’initiative de l’évêque Mgr de Levezou de Vezins et présente la particularité d’être composé des trois éléments stylistiques gothiques (gothique à lancettes, gothique rayonnant, gothique flamboyant) curieusement présentés dans leur ordre chronologique inverse.

 

Église Notre-Dame des Jacobins 

Également connue sous le nom de Notre-Dame d’Agen, cette église est le seul vestige de l’ancien couvent des Dominicains, appelés également Jacobins. Construite au XIIIe siècle, elle se présente sous la forme d’un vaisseau rectangulaire divisé en deux nefs égales et surmonté d’un clocher octogonal. Elle est liée à de grands évènements de l’histoire agenaise :

   le 9 aout 1279, elle est le témoin de la cérémonie au cours de laquelle l’Agenais est officiellement restitué à l’Angleterre par Philippe III, fils du roi de France Louis IX ;

   en 1585, Marguerite de Navarre, désavouée par son frère Henri III de France, arrive à Agen qu’elle essaie d’entraîner dans le sillage de la Ligue. Elle transforme alors le couvert des Jacobins en citadelle ;

   le 12 mars 1789, l’église des Jacobins est le théâtre de la réunion des trois ordres de la sénéchaussée d’Agen, afin de rédiger les cahiers de doléances en vue de la réunion des États généraux.

À la Révolution française, le couvent des Jacobins fut fermé et démoli tandis que l’église fut sauvegardée et transformée en écurie. Elle sera réaffectée au culte catholique en 1807.

L’église a été restaurée et sert désormais de salle d’exposition temporaire pour le Musée des Beaux Arts.

 

 

Église Notre-Dame du Bourg

Église ogivale en brique dont la construction remonte au XIIe siècle, elle prend après 1339 le nom de Notre-Dame du Bourg et sert tout d’abord d’annexe à la cathédrale Saint-Étienne, avant d’être rattachée à l’église Notre-Dame des Jacobins. Elle fut entourée d’un cimetière, réservé aux grandes familles de la ville et supprimé en 1802.

Elle se présente sous la forme d’un long édifice de briques, le portail surmonté d’un clocher-mur, typique de l’architecture religieuse du sud-ouest de la France.

En 1874, son chevet est remplacé par un chœur à cinq pans tandis qu’en 1962, l’auvent recouvrant le portail est démoli.

 

Église des Cordeliers

Plus communément appelée église Saint-Hilaire, cette église est le seul vestige de l’ancien couvent des Frères Cordeliers : achevée en 1348, elle fut augmentée de deux campaniles en 1892, dont l’un fut découronné en 1963. Désaffectée à la Révolution, elle fut rendue au culte en 1827, alors que l’ancien couvent des Cordeliers avait été démoli et remplacé par une gendarmerie.

Vaste vaisseau gothique à une seule nef, elle doit sa notoriété à sa charpente, qui prend la forme d’une carène de navire renversée.

Notables sont les deux statues sur sa façade - à gauche Saint Pierre, à droite Moïse portant les tables de la loi. Sur les vitraux à l’intérieur on voit Saint Hilaire et en face de lui, à l’autre bout de l’église, une représentation de la trinité (car Saint Hilaire était très actif dans la défense de la doctrine de la trinité, critiquée à son époque).

 

Musée des Beaux-Arts d’Agen

Fondé en 1876, le musée des Beaux-arts d’Agen, situé au cœur historique de la ville, est logé dans quatre superbes hôtels particuliers de la Renaissance, ouverts sur de belles cours intérieures. Il est l’un des musées plus riches du Sud-Ouest et présente, dans un agréable parcours évoquant l’intérieur d’un riche collectionneur, un ensemble de peintures et de sculptures, de meubles et de faïences européennes du Moyen Âge au XXe siècle.

Musées des beaux-arts d’Agen durant la fête de la musique.   

 

Le musée est particulièrement réputé pour son riche ensemble d’œuvres espagnoles des XVIIIe et XIXe siècles, parmi lesquels cinq exceptionnels tableaux de Goya. Parmi les collections les plus remarquables, il faut aussi citer des natures mortes flamandes et hollandaises, des peintures du XVIIe siècle français (Champaigne) et italien (Le Tintoret), la collection de portraits des ducs d’Aiguillon (Greuze, Oundry, Drouais, de Troy, van Loo, Nattier…).

Le XIXe siècle français est représenté par les grands maîtres de la peinture (Courbet, Millet), les paysagistes de l’Ecole de Barbizon (Corot) et les peintres impressionnistes (Boudin, Sisley, Caillebotte, A. Lebourg).

Enfin des œuvres du XXe siècle sont présentées avec deux fonds remarquables du peintre français Roger Bissière d’une part, et de Claude et François-Xavier Lalanne, d’autre part.

La section archéologique du Musée est constituée d’objets provenant de sites lot et garonnais : la collection des époques celtique et gallo-romaine en constitue un des aspects majeurs. Enfin, une très belle donation d’archéologie orientale (objets de l’âge du bronze jusqu’à l’époque des Croisades, provenant du Liban et de Syrie) est venue enrichir le musée.

 

Préfecture

La préfecture d’Agen est installée dans l’ancien palais épiscopal, construit de 1775 à 1783 pour l’évêque Jean-Louis d’Usson de Bonnac afin de remplacer le précédent évêché, vieille construction féodale tombée en ruines. Elle fut construite sur les plans de l’architecte Charles Leroy, élève de Jacques-Germain Soufflot.

Ravagée par un incendie accidentel le 21 octobre 1904, elle fut reconstruite en 1909.

 

 

Marché couvert

Épaisse construction de béton abritant une galerie marchande surmontée d’un parking automobile à étages, le marché couvert d’Agen n’offre d’intérêt que par les deux monuments auxquels il a succédé :

1-La cathédrale Saint-Étienne d’Agen, vaste basilique commencée au XIIIe siècle et dont la construction, sans cesse interrompue par le manque d’argent et les guerres de religion, ne fut jamais véritablement achevée. Son manque de grâce extérieure était compensé par une très grande richesse intérieure.

Reconstruire à neuf par l’évêque Jean-Louis d’Usson de Bonnac, elle fut démantelée à la Révolution française et ses ruines définitivement abattues en 1835, sous la municipalité du comte Adolphe de Raymond.

Saint-Étienne d’Agen fut assortie d’un campanile d’architecture fort curieuse : non adjacent à la cathédrale, construit sur une ancienne tour de la première enceinte d’Agen connue sous le nom de tour de l’Escuragno, il se présentait sous la forme d’une épaisse flèche en bois et en ardoises, à hourds, flanquée de quatre clochetons et surmontée d’une girouette. Cette flèche fut abattue en septembre 1793 tandis que la tour, vieille construction romane, fut abattue en 1885.

2-Le marché couvert d’Agen fut édifié en 1882, à l’initiative du maire Jean-Baptiste Durand sur l’emplacement de l’ancienne cathédrale Saint-Étienne d’Agen. Inauguré en 1884, il était l’œuvre de l’architecte Lhéritier et se présentait sous la forme d’une vaste construction de pierre et de métal, inspirée des halles de Paris construites par Baltard.

Particulièrement aimé des Agenais, qui le jugeaient décoratif et bien adapté aux nécessités du marché local, il fut abattu sous la municipalité de Pierre Pomarède en 1970.

 

 

48e régiment de transmissions

 

Période : 1er Avril 1947

Branche : Armée de Terre

Type : Régiment de Transmissions

Rôle : Transmissions

Fait partie de BTAC

Garnison Quartier Toussaint Agen

Ancienne dénomination :

48e Bataillon de Sapeurs Télégraphistes

4e Bataillon de Transmissions

48e Bataillon de Transmissions

Devise Religare et unire sic

Relier et ainsi unir

 

Création et différentes dénominations

Héritier du 48e Bataillon de Sapeurs Télégraphistes, le 48e Bataillon de Transmissions est créé le 1er avril 1947 et prend garnison à Libourne. Il est dissous le 31 mars 1951. Le 1er juillet 1988, le 4e Bataillon de Transmissions stationné à Bordeaux devient 48e Bataillon de Transmissions et reçoit son drapeau des mains du général Salvan. Il devient 48e Régiment de  Transmissions le 1er juillet 1995 et s’implante sur la garnison d’Agen en lieu et place de l’Ecole des sous-officiers d’active des transmissions (ESOAT), dissoute.

 

IMPLANTATION

Le 48e RT est implanté dans la ville d’Agen, au sud-ouest de la France dans le département du Lot-et-Garonne.

Professionnel et performant, le 48 est « un régiment bien dans sa ville » et solidement enraciné en terre agenaise. Depuis 2005, un pacte de fidélité unit la ville d’Agen et son régiment dans le cadre du lien  armée-nation.  Ce lien essentiel  synonyme de cohésion entre la population et la communauté militaire est renforcé par le jumelage de toutes les compagnies avec les communes avoisinantes.

 

Mission

La mission du régiment est la suivante :

   Mettre en œuvre à l’entraînement et en opérations l’appui au commandement (Systèmes d’information et de communications et soutien de quartier général) des postes de commandement (PC) de force et tactiques de niveau 1 à 3.

    Assurer sur ordre des missions de sécurité générale (PROTERRE), de renforcement des services publics et d’aide à la population.