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  Fréjus  est une commune française située dans le département du Var, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Capitale du Fréjurès, elle est située sur la rive de la mer Méditerranée, à l’embouchure de l’Argens et du Reyran, c’est le chef-lieu du canton de Fréjus, le siège associé du diocèse, une station balnéaire et touristique de la Côte d'Azur, une ville d’Art et d’Histoire et la cofondatrice de l’association des « Villes et Métiers d’Art ».

À l’origine nommée Forum Julii, le Marché de Jules (sous-entendu César), ville romaine fondée en 49 av. J.-C. pour s’opposer à la toute-puissance de Massilia, puis colonie voulue par Auguste en 27 av. J.-C. sous le nom de Colonia Octavanorum pour accueillir les vétérans de la Legio VIII Augusta. Équipée sous Tibère, elle déclina jusqu’au IVe siècle, date de la constitution de l’évêché, deuxième de France après Lyon. Cité d’accueil du triomphe de Charles Quint en 1536, pôle agricole varois depuis le Moyen Âge, ville de garnison depuis le XVIe siècle, base aéronavale de départ de Roland Garros en 1913, frappée en 1959 par le cataclysme du barrage de Malpasset, Fréjus est aujourd’hui le pôle économique, culturel et touristique de l’est Var et le site de la plus grande concentration française de vestiges antiques après Arles. 
 
     
  Situation  
     
 

Fréjus est située à l’extrémité est du département du Var, dans la plaine alluviale commune à l’Argens et au Reyran, entre le massif des Maures à l’ouest et celui de l’Esterel. Elle cerne d’ouest en est le golfe de Fréjus sur la mer Méditerranée.

La commune s’inscrit dans un croissant orienté du sud-ouest au nord-est autour du golfe et de Saint-Raphaël, qui entrerait dans un rectangle de dix-sept kilomètres et douze kilomètres de côté.

Avec une surface de plus de cent kilomètres carrés, c’est la plus grande ville de l’est-varois.

Le territoire est inégalement occupé, le site historique de Fréjus est au centre, fortement urbanisé, la plaine de l’Argens, marécageuse et occupée par des cultures la sépare de la station balnéaire de Saint-Aygulf au sud-ouest, la forêt de l'Esterel la sépare des villages de Saint-Jean-de-l’Esterel et Saint-Jean-de-Cannes au nord-est.

De plus, sur les dix mille cinq cent vingt hectares que comporte le territoire, cinq mille sept cent soixante-et-onze sont des espaces naturels non agricoles, soit plus de 54 %, en grande partie la forêt de l'Esterel. Comparativement, les espaces construits ne représentent que 36 % du territoire avec trois mille sept cent quatre-vingt-trois hectares. 

Elle est en totalité incluse dans l’espace urbain Nice-Côte-d'Azur, dans le Territoire Var Esterel du conseil général du Var8. Elle se trouve au centre de son aire urbaine qui regroupe Fréjus, Saint-Raphaël et Puget-sur-Argens.
Vue du golfe et de l’agglomération depuis l’Esterel.



Fréjus est située à six cent quatre-vingt-onze kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, cent onze kilomètres à l’est de Marseille, soixante-quatorze kilomètres au nord-est de Toulon, vingt-cinq kilomètres au sud-est de Draguignan, cinquante-cinq kilomètres à l’est de Brignoles, vingt kilomètres au nord-est de Saint-Tropez, vingt-six kilomètres au sud-ouest de Cannes et soixante-quinze kilomètres au sud-ouest de la frontière italienne.

 
     
  Relief et géologie  
     
 

À l’inverse des communes voisines de Saint-Raphaël et Roquebrune-sur-Argens, le littoral de Fréjus est plat et constitué d’une plage de sable blond presque continue sur une longueur de six kilomètres entre Saint-Aygulf et Saint-Raphaël. S’ajoutent les plages des Petit et Grand Boucharel et la plage du Pébrier sur la côte découpée des Maures à Saint-Aygulf.

Le mont Vinaigre à 618 mètres est le point culminant de la commune, suivi par le sommet du Marsaou à 548 mètres. Le site historique de la ville est construit sur un petit promontoire nommé la butte Saint-Antoine dans la plaine du Reyran.

 
     
 

Climat

 
     
 

Fréjus est située sur la Côte d'Azur et bénéficie d’un climat méditerranéen aux étés chauds et secs et aux hivers doux et humides. Le mistral souffle parfois, bien que la commune soit abritée par les massifs des Maures et de l’Esterel.

Elle peut être plus exposée au levant ou au sirocco qui surviennent heureusement rarement. En moyenne annuelle, la température s’établit à 14,4 °C avec une moyenne maximale de 19,6 °C et une minimale de 9,1 °C.

Les températures nominales maximales et minimales relevées sont de 28 °C en juillet-août et 3 °C en décembre et janvier, valeurs douces grâce à la présence de la Méditerranée. L’ensoleillement record s’établit à 2 748 heures par an avec une pointe à 355 heures en août.

 
     
 

Histoire

 
     
 

Le site de Fréjus présentait de nombreux avantages. La vaste butte protégeait naturellement des inondations du Reyran et des attaques, l’eau était facilement accessible, la mer Méditerranée à proximité et le nœud de voies de communication formé par la Via Julia Augusta de l’Italie au Rhône, la Via Domitia qui descendait de Segustero et la route des Maures en faisaient un carrefour important. De plus, si les Phocéens étaient présents à Agathon et Athénopolis, ils n’occupaient pas la vallée de l’Argens. S’il ne reste que peu de traces d’une cité à cette époque, on sait toutefois que le poète Cornelius Gallus y naquit en 67 av. J.-C.

Voulue par Jules César pour supplanter Massalia, la date exacte de la fondation de Forum Julii, le marché de Jules, est incertaine. La ville existait au moins en 43 av. J.-C. puisqu’elle apparaît dans la correspondance entre Plancus et Cicéron et la date de 49 av. J.-C. reste la plus probable. Simple ville romaine, c’est tout de même à Forum Julii qu’Octave rapatria les galères prises à Marc Antoine lors de la bataille d'Actium en 31 av. J.-C.. Entre 29 et 27 av. J.-C., Forum Julii devint colonie sous le nom de Colonia Octavanorum et reçut dès lors les vétérans de la VIIIe légion. Elle se transforma alors en un marché important d’écoulement d’une production artisanale et agricole. Elle fut dotée d’une enceinte de prestige, longue de trois kilomètres sept cents mètres qui protégeait une petite superficie de trente-cinq hectares.
Carte de 1578 présentant la Gaule romaine et les limites de villes. Forum Julium Colonia y apparaît.

Sous le règne d’Auguste, la ville devint alors Forum Iulii Octavanorum colonia, quae Pacensis appellatur et Classica, chef-lieu de la nouvelle province proconsulaire de Gaule narbonnaise en 22 av. J.-C.. À partir de cette époque, la ville commença son développement, son port était la seule base navale de la flotte militaire romaine de Gaule et le second après celui d’Ostie. Plus tard, sous le règne de Tibère, furent construits tous les grands équipements dont subsistent aujourd’hui les vestiges, l’amphithéâtre, l’aqueduc, le phare, les thermes, le théâtre.

Le territoire de la cité, la civitas forojuliensis, s’étendait alors de Cabasse à l’ouest, à Fayence et Mons au nord d’où partait l’aqueduc, jusqu’à la Siagne à l’est qui la séparait d’Antipolis. Elle disposait d’une curie et accueillait six mille habitants. L’agriculture était développée avec des villa rustica à Villepey ou Saint-Raphaël, des exploitations minières de grès vert et porphyre bleu et la pêche en viviers assuraient une économie florissante à la colonie.

En l’an 40, Gnaeus Julius Agricola naquit à Forum Julii. Il acheva la conquête de l’île de Bretagne. Beau-père de l’historien Tacite, le récit de sa vie, un des chefs-d’œuvre de la littérature latine permit d’y évoquer brièvement au début Forum Julii comme une « ancienne et illustre colonie ». La ville a aussi été citée plusieurs fois dans les écrits de Strabon et Pline l'Ancien.

Le IVe siècle vit la constitution de l’évêché de Fréjus, le deuxième de France après celui de Lyon, l’édification de la première église est attestée en 374 avec l’élection de l’évêque Acceptus. En 400, ce fut saint Léonce le nouvel évêque, en tant que vicaire apostolique, qui régnait sur une grande partie de la Provence.

 
     
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  Le Moyen Âge  
     
  Malgré la constitution de l’évêché, l’ensablement du port entraîna le déclin de Frejus. En 572, les lombards ravagèrent la cité, suivis en 574 par les saxons. En 896, les sarrasins firent des incursions jusqu’à Apt. Le roi Raoul confirma en 924 les possessions de l’Abbaye de Saint-Martin d'Autun à Fréjus, Vaison-la-Romaine et en pays du Viennois. À la fin du IXe siècle, la ville était totalement détruite, les habitants avaient fui dans l’arrière-pays et les sarrasins s’installèrent à Fraxinetum. Cette situation dura jusqu’en 973 où ils furent vaincus par Guillaume Ier de Provence sur terre et les byzantins sur mer. En 990, pour récupérer ses biens, l’évêque Riculphe obtint du comte de Provence la possession de la cité et du port de Frejus. Il fit bâtir la cathédrale Saint-Léonce et fortifier la ville.

En 1138, le port de Frejus offrit l’abri aux marins génois qui avaient l’habitude d’y venir pour une foire. En 1235, le bailliage de Frejus fut institué, il s’étendait de Gonfaron à Cotignac et d’Artignosc-sur-Verdon à la frontière italienne d’alors. Mais sous le règne de Charles Ier de Sicile il fut réduit et le siège transféré à Draguignan. Quatre foires se tenaient à Frejus, le quatrième dimanche après Pâques, le 10 août, le 21 septembre et le 29 septembre25. En 1299, Jacques Duèze, issu de la famille Duèze de Cahors est nommé évêque de Frejus, puis élu pape en 1316 sous le nom de Jean XXII. En 1347, la Peste noire ravagea la Provence et donc Frejus.

En 1471, la ville comptait deux cent soixante-six maisons habitées. Une nouvelle invasion de pirates barbaresques, en 1475, vint à nouveau ruiner les efforts de reconstruction. Puis en 1482, alors que la ville était de nouveau menacée par la peste, François de Paule intervint et protégea par un miracle la cité. Dès lors, il devint le saint patron de la commune. C’est aussi à partir de cette date que la mainmise du roi de France sur la Provence et l’installation du parlement à Aix fit perdre à Frejus une grande partie de son indépendance et des droits seigneuriaux des évêques.
 
     
  De la Renaissance à l’Empire   
     
  Au début du XVIe siècle, Frejus était un site important de production et commerce du blé. La vigne, la pêche, l’élevage de moutons et la poterie représentaient les autres richesses de l’économie communale. Cette relative richesse permit à Fréjus de croître démographiquement, malgré les invasions de 1524 et 1536, la guerre de religion de 1561 à 1563, la commune comptait ainsi plus de six mille habitants vers 158028. Elle fut aussi l’objet de convoitises et querelles entre les évêques et les rois de France. En 1526 et 1565, les évêques perdirent peu à peu leurs privilèges au profit de la communauté.

C’est en 1536, au cours d’une des guerres qui ont opposé pendant vingt-cinq ans le roi de France François Ier et l’empereur romain germanique et roi d’Espagne Charles Quint, que ce dernier organisa son entrée triomphale dans Fréjus, la rebaptisant « Charleville » et l’érigeant en duché. Il y revint en 1537 lors de la signature de la paix de Nice pour ravitailler ses galères. Au cours du règne d’Henri II la ville devint une amirauté.

De 1561 à 1563, les protestants étaient pourchassés et massacrés par une population viscéralement catholique dans ce qu'on appela les « Grands Jours de Fréjus ». Le calme revint en 1564 à l’occasion de la visite de Charles IX et Catherine de Médicis en Provence. Mais en 1568, entre les deuxième et troisième guerres de religion, le baron de Cipières fut massacré avec trente-cinq cavaliers. Alors qu’ils s’étaient arrêtés dans une auberge, un attroupement se forma dans la nuit du 30 juin au 1er juillet aux cris de « À mort les huguenots ! ». Les consuls négocièrent leur désarmement contre leur sortie sains et saufs, mais à peine dans la rue ils furent massacrés alors que Gaspard de Villeneuve, baron des Arcs, et gouverneur de la ville, avait juré de les protéger.

En 1586, l’enceinte fut agrandie, et le roi de France envoya une garnison de gascons. Bien que fervents catholiques, et en contradiction avec leur réaction moins de vingt ans plus tôt, les habitants de Fréjus firent appel au marquis de Trans, huguenot, pour qu’il les débarrasse de ces soldats considérés comme étrangers. Ils introduisirent sa troupe de nuit en décembre 1588 et massacrèrent toute la garnison. En octobre 1590, le duc de Savoie qui s’était fait proclamer comte de Provence par les Ligueurs fit une incursion jusqu’à Fréjus.

De cette époque à la fin du XVIIIe siècle, la cité périclita. En 1707, le Prince Eugène l’envahit. En 1789, il n’y avait pas de fontaines publiques mais deux puits. La main-d’œuvre manquait, les récoltes ne suffisaient plus à nourrir les habitants qui n’étaient pourtant plus que deux mille cinq cents. Vingt-deux représentants furent choisis pour préparer les États généraux. Finalement, six d’entre eux allèrent à Versailles, dont l’un eut une importance nationale : Emmanuel-Joseph Sieyès. À cause des lois promulguées durant cette période, le clergé perdit sa puissance dans la commune qui était le siège d’un évêché important. Le port qui appartenait à l’évêché était presque totalement ensablé et fut vendu comme bien national. Le nouvel acquéreur choisit de le combler pour en faire des pâtures.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Le 9 octobre 1799, le général Bonaparte de retour de la Campagne d'Égypte débarqua à Saint-Raphaël et s’installa dans un hôtel de Frejus. À cette occasion, la communauté choisit un nouveau blason, moins royaliste et clérical que le premier. Plus tard, en 1808, l’empereur saisit les États pontificaux et ordonna le transfert de Pie VII. Ce dernier sur le trajet de retour vers Savone séjourna dans un hôtel de la commune. Il y revint en 1814 durant son voyage de Savone à Fontainebleau. En 1814, Napoléon séjourna de nouveau à Fréjus avant d’embarquer à Saint-Raphaël pour l’île d'Elbe.

 
 
     
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  Enseignement  
     
 

La commune est rattachée à l’académie de Nice et dispose sur son territoire de treize écoles maternelles (Aulézy, Caïs, Les Moussaillons à Fréjus-Plage, Françoise Dolto, Aurélien, Jean Monnet à Saint-Jean-de-Cannes, Les Lutins, Paul Roux, René Char, Théodore Aubanel, les Oliviers, Valescure et Villeneuve), douze écoles élémentaires (Aurélien, Turcan, des Eucalyptus, Les Chênes, Caïs, de Fréjus-Plage, Théodore Aubanel, Jean Giono, Honoré de Balzac, Jean Monnet à Saint-Jean-de-Cannes, René Char et Paul Roux), trois collèges (des Chênes, André Léotard et Villeneuve), du lycée général et technologique Albert Camus et du lycée professionnel Gallieni.

 

 
  S’ajoutent un institut médico-éducatif et un CFA. Six centres de loisirs accueillent les enfants, neuf crèches et un réseau d’assistantes maternelles accueillent les jeunes enfants. La FCPE et deux groupes indépendants de parents d’élèves agissent sur la commune.

Vingt associations participent à l’éducation des jeunes de la commune dont les Guides et Scouts d’Europe et les Scouts et Guides de France.
 
         
         
  Santé  
     
  En association avec Saint-Raphaël, la commune accueille sur son territoire le centre hospitalier Bonnet d’une capacité de 515 lits disposant de l’ensemble des services traditionnels et de services spécialisés en psychologie, anti-toxicomanie et cardiologie. Le SMUR est implanté dans l’hôpital et assure le traitement des urgences de l’agglomération. La commune dispose aussi de deux cliniques (Les Lauriers et Héliades Santé), de plusieurs maisons de retraite (Hotelia, La Respelido, L’Acampadou, Jean Lachenaud, etc.) et d’un centre de thalassothérapie à Port-Fréjus.

 
     
  Services publics  
     
  Principale ville de l’est-varois, Fréjus accueille de nombreux services publics d’État. Elle dispose aussi de tribunaux (instance, commerce et prud’hommes), d’un centre des impôts et d’une trésorerie, d’une antenne de la Direction départementale de l'Équipement, d’une maison de l'emploi regroupant Anpe et Assedic, une antenne de la CPAM et de la CAF, un centre technique et administratif EDF et GDF, une agence centrale postale et six agences réparties dans le centre-ville, à Fréjus-Plage, Villeneuve, la Tour de Mare, la Gabelle et au Pin de la Lègue. Deux offices notariaux, une étude d’huissier de justice sont installés sur la commune, sept avocats rattachés au barreau de Draguignan y exercent.

 
     
  Ville de garnison  
     
  Malgré un fort désengagement (fermeture de la base aéronavale en 1995, de l’hôpital militaire Jean-Louis), le Ministère de la Défense peut être considéré comme le premier employeur de la commune avec les mille cent militaires du 21e RIMa et l’ensemble du personnel d’accompagnement présents au quartier Lecoq.  
       
  Tourisme    
       
  Située dans le premier département touristique de France, Fréjus bénéficie de sa double qualité de station balnéaire depuis son classement le 18 février 1922 et ville d’art et d’histoire pour compter économiquement sur une forte part des activités touristiques. La municipalité a mis en place un office de tourisme, chargé d’assurer la promotion des structures de divertissement que sont les musées d’archéologie et d’histoire locale, des troupes de marine, les mémoriaux de l’Armée Noire et de la guerre d'Indochine, les Monuments historiques, les espaces naturels, le parc zoologique, les parcs d’attraction Luna Park, Aqualand, Laser Quest et Fun City, le centre de thalassothérapie et la station nautique. Les plages de sable blond, longues de plus de six kilomètres, sont un atout sur un littoral azuréen très découpé.  
         
  Patrimoine environnemental      
         
  La commune de Fréjus est située au cœur de vastes espaces protégés. Quatorze mille hectares du massif de l'Esterel, dont une partie sur le territoire de la commune sont protégés par l’Office national des forêts (ONF), les étangs de Villepey sont eux protégés par le Conservatoire du littoral au titre de la flore, de la faune sauvage et de l’intérêt historique qu’ils représentent, les abords de Fréjus et la vallée du Reyran, l’embouchure de l’Argens sont inclus dans des sites du Réseau Natura 2000. Le pavillon bleu a été décerné au Port-Fréjus pour la qualité de ses eaux grâce notamment à l’opération « Port propre ». Les plaisanciers sont en outre sensibilisés au respect du sanctuaire marin Pelagos pour la préservation des mammifères marins.  
         
  La Base Nature François Léotard, construite sur l’ancienne base militaire d’une superficie de cent vingt hectares, les jardins du Clos de la Tour (six hectares) et de la Villa Marie (deux hectares) en centre-ville, les parcs Aurélien et Aréca participent à la qualité de l’environnement de la commune récompensée par trois fleurs au concours des villes et villages fleuris.  
       
  Le Safari de l’Esterel, un parc zoologique de vingt hectares créé en 1971 accueille plus de cent trente espèces sauvages des cinq continents. Des promenades guidées sont organisées dans les étangs de Villepey et la forêt de l'Esterel, le sentier littoral et le sentier de grande randonnée GR 49 traversent la commune.  
     
  La commune dispose d’un service municipal dédié à la préservation de l’environnement et au développement durable. Elle accueille sur son territoire deux stations d’épuration sur le Reyran et à Saint-Jean-de-Cannes, une déchèterie. Elle a mis en place une politique de tri sélectif et de développement des énergies renouvelables avec l’aide aux particuliers souhaitant s’équiper de panneaux solaires et la construction de nouveaux bâtiments communaux respectant les normes de haute qualité environnementale (groupe scolaire Aurélien, maison de retraite L’Aubier de Cybèle...).
     
 
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  Patrimoine architectural  
     
  Le patrimoine de Fréjus est riche des époques variées d’occupation du territoire par l’Homme. Ce patrimoine est en partie mis en valeur dans le cadre du classement ville d’art et d’histoire.

La première trace d’occupation encore visible date de l’occupation des ligures avec le dolmen de L’Agriotier à Saint-Aygulf.

L’époque architecturale la plus riche de Fréjus est sans conteste la création de Forum Julii, colonie romaine avec de nombreux bâtiments, qui en fait la plus riche concentration de France après Arles. Les plus remarquables sont :

    l’amphithéâtre
    l’aqueduc
    le théâtre

L’ancienne ville, inscrite en partie aux monuments historiques, abrite de nombreux éléments architecturaux : les restes de remparts, les portes de Rome, du Reyran, d’Orée, la place Agricola avec la porte des Gaules, les citadelles sur la Butte Saint-Antoine et la plate-forme avec une citerne et des thermes, un exèdre sur la Butte Saint-Antoine, un pavement de la Via Aurelia qui passait par la cité, des colonnes, les restes du port antique avec les restes du quai nord, du môle et la lanterne d’Auguste, une mosaïque intitulée « Au combat des coqs » dans une propriété privée, des égouts sous l’actuelle rue Jean Jaurès. 
 
     
      
     
  Ailleurs sur le territoire, on trouve un mausolée du IVe siècle rue de La Tourrache dans le quartier de Villeneuve, des vestiges d’une villa suburbaine à La Rose des Sables, un pont aux Cantonniers et un autre à trois arches aux Esclapes, un atelier de foulons à l’Arsenal, des vestiges à Villepey, une nécropole dans le quartier Sainte-Brigitte, en mer, des viviers sur la côte de Saint-Aygulf permettaient de conserver des poissons vivants.

À partir du IVe siècle, Fréjus devint un des premiers évêchés de France. De cette époque ne restent que peu de vestiges sinon les fondations de la cathédrale et le baptistère du Ve siècle. Le Moyen Âge fut riche à Fréjus et il en reste de plus nombreux édifices, dont les vestiges de la chapelle Saint-Lambert du XIe siècle, le cloître roman de l’évêché datant du XIIe siècle, tout comme la nef et le bas-côté gauche de la cathédrale. Le narthex, le clocher et la façade fortifiée datent du XIIIe siècle. Les décorations comme les peintures du cloître ou le plafond en menuiserie, les arcades de la galerie de la cathédrale datent eux du XIVe siècle dans un style gothique rayonnant. L’hôtel de ville date lui aussi du XIVe siècle avec sa bibliothèque, les archives dans l’ancienne chapelle et la tour carrée de défense. Enfin, les stalles, la porte voûtée et la grille de la sacristie remontent au XVe siècle. L’ensemble constituait la cité épiscopale de Fréjus.



De la période de la Renaissance subsistent la porte d’entrée de la cathédrale, le crucifix et la représentation de la Nativité et la chapelle Saint-François de Paule, tous du XVIe siècle, les statues de saints dans la cathédrale, une porte monumentale d’hôtel dans la rue Sieyès, la chapelle de l’ancien couvent rue Montgolfier et la chapelle Saint-Aygou du XVIIe siècle. Le XVIIIe siècle a laissé l’hôtel des Quatre Saisons avenue du général De Gaulle, l’Auberge des Adrets, repaire du bandit Gaspard de Besse, le château de Villepey et la chapelle Sainte-Brigitte du Reyran.

Le XIXe siècle a été marqué par la construction des Villa Marie et Villa Maria, du château Aurélien et de la batterie de Saint-Aygulf, de l’ancien hôpital aujourd’hui devenu le palais de justice, de la fontaine des Cinq Continents sur la place Paul Vernet, de l’école Turcan, de la gare, de la Villa Clythia, le Grand Hôtel Coirier à Valescure.

Enfin, le XXe siècle a vu la commune s’enrichir du château Gallieni, de la mosquée Missiri en 1930, de l’immeuble Le Lido dans un style vénitien en 1934, du mémorial de l’Armée Noire, du barrage de Malpasset en 1954, du mémorial des combats d’Indochine à côté de la pagode Hông Hiên Tu, de la chapelle Cocteau en 1963, de Port-Fréjus et du lycée Albert Camus par l’architecte Norman Foster en 1993. La mosquée Missiri construite en 1930, la chapelle Notre-Dame-de-Jérusalem dite « Cocteau » construite en 1963 par l’architecte Jean Triquenot et les bâtiments de la coopérative La Fréjusienne construits en 1921 par l’architecte Henri Draperi bénéficient du label « Patrimoine du XXe siècle ».

 
     
   
     
  Festivités  
     
  Plusieurs manifestations sont organisées dans la commune au cours de l’année. On compte des fêtes traditionnelles religieuses comme la Bravade en avril ou mai, précisément le troisième week-end après Pâques, en l’honneur du saint-patron François de Paule qui dure trois jours les samedi, dimanche et lundi matin, la fête de la saint Pons la dernière semaine de mai, la fête de la Saint Jean en juin,la fête du raisin en août où une grappe de raisin est pressée dans le calice, la fête votive de Saint-Aygulf en septembre, celle de la Tour de Mare et enfin Noël avec la foire aux santons en décembre et la messe de Minuit avec sa crêche vivante le 24 décembre.

S’y ajoutent des manifestations de traditions locales avec le carnaval en février, la fête du vin en mai, la fête de l’Omelette Géante organisée conjointement avec Dumbéa.

La commune relaye des manifestations nationales comme la Fête de la musique, les journées du patrimoine ou le Téléthon.

Des manifestations sportives sont organisées avec la fête du nautisme en mai, la Feria de la Côte d’Azur la deuxième semaine d’août, la manche du championnat de France de Off-shore la dernière semaine d’août dans le golfe, le Roc d'Azur en septembre, le festival international de cerf-volant en octobre.

Des expositions ou des salons régionaux avec le salon du cheval en avril, ainsi que l’exposition canine internationale, le salon de la carte postale en juillet, le Salon de l’Automobile en septembre, le salon Home & Décoration en novembre.

Des manifestations culturelles comme le festival de court métrage en janvier, la Nuit des Musées en mai, le festival de théâtre Les Nuits Auréliennes entre juillet et août, le festival d’art pyrotechnique Les Nuits de Port-Fréjus.

La commune est membre du l'Union des villes taurines françaises.
 
     
 
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21e régiment d'infanterie de marine

 

Création : 17 janvier 1901
Branche : Armée de Terre
Type : Troupe de marine
Fait partie de : 6e brigade légère blindée de la 3e division
Garnison : Fréjus Camp colonel LECOCQ

   
 

Couleurs : Rouge et bleu
Devise : "Croche et tient"

Inscriptions sur l’emblème : Bomarsund 1854, Saïgon 1859, Puebla 1863, Tuyen-Quang 1885, Champagne (1915), la Somme (1916), L'Aisne 1917, Reims (1918), Colmar 1944, Leimersheim 1945, Indochine 1945-1954, AFN 1952-1962

     
 

Anniversaire : Bataille de Bazeilles
Fourragères : au couleur de la légion d'honneur avec olive TOE, aux couleurs de la croix de la
Décorations : Croix de guerre 1914-1918, 4 palmes/Croix de guerre 1939-1945, 3 palmes/Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, 2 palmes,1 étoile de bronze (Kosovo)/Croix de la Valeur militaire, 2 palmes (Afghanistan)

     
     
  Création et différentes dénominations   
     
      1831 : création du 2e RIMa (2e régiment d'infanterie de marine de garnison) ;
    1900 : le 2e RIMa devient 2e RIC (2e régiment d'infanterie coloniale de garnison) ;
    17 janvier 1901 : création du 21e RIC (21e régiment d'infanterie coloniale) ;
    Juillet 1940 : le régiment est anéant ;
    1er septembre 1940 : nouvelle création du 21e RIC dans le cadre de l'armée d'armistice ;
    8 novembre 1942 : dissolution ;
    1er novembre 1944 : 4e régiment de tirailleurs sénégalais devient le 21e RIC ;
    22 mars 1955 : nouvelle dissolution ;
    16 mai 1955 : nouvelle création du 21e RIC ;
    1er décembre 1958 : devient le 21e RIMa (21e régiment d'infanterie de marine).       
          
 
     
  Entre-deux-guerres                                                                
 
     
  Au cours des vingt années de paix le 21e RIC retrouve les marches, les exercices de tirs et les séjours en camp en compagnie du 23e RIC avec qui il a traversé les dures épreuves de la première guerre mondiale. Les deux régiments frères ont également les charges de service de garnison que leur appartenance à la place de Paris impose : détachement d'honneur, défilés, remise des décorations, funérailles nationales des généraux Foch et Joffre.

De 1920 jusqu'à la déclaration de guerre de 1939, le 21e occupera à Paris les cantonnements suivants :

    État-major, compagnie hors rang et 2e bataillon : Clignancourt
    1er bataillon : Ivry puis Saint-Denis
    3e bataillon : Bicêtre.

Les cadres du régiment reprennent également le rythme des séjours Outre-mer. Ce sont des départs pour le Levant, Madagascar, l'AOF, l'Algérie, le Maroc, la Chine, les missions auprès des armées étrangères tchèques et polonaise. Certains mois, ce sont jusqu'à 30 officiers qui quittent le régiment pour les colonies. 
 
     
  Seconde Guerre mondiale   
     
  Le 10 mai 1940, le 21e régiment d'infanterie coloniale du colonel Cazeilles fait partie de la 3e division d'infanterie coloniale qui renforce le sous-secteur de Montmédy (secteur fortifié de Montmédy).  
     
  Après guerre  
     
  Du 1er novembre 1949 au 8 avril 1955 il passe de l'état de bataillons autonomes à BM/21e RIC (bataillon de marche). Après la Libération de la France et la campagne d'Allemagne, ses bataillons sevent en Indochine française où il est recréé le 1er novembre 1954 entre autres à partir des trois bataillons de marche africain1 du CEFEO. De nouveau dissout le 22 mars 1955, il est recréé le 16 mai 1955 en tant que 21e RIC. Le 1er décembre 1958 il devient le 21e Régiment d'Infanterie de Marine en Allemagne (Forces françaises en Allemagne).
Après les campagnes d’Indochine de septembre 1945 à juillet 1954. Tour à tour en basse Cochinchine, en Annam et au Tonkin grâce à deux citations, il mérite la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre des théâtres d'opérations extérieures.
En 1956, il part en Algérie, il participe à l'opération de Suez, puis il poursuit sa mission de pacification en Kabylie jusqu'en 1962.
Il retourne en métropole en 1963 et prend garnison au Camp de Sissonne dans l'Aisne.
Depuis 1963 il appartenait à la 8e division d'infanterie, jusqu'en 1980.
En garnison à Fréjus en 1980, il passe en 1981 à la 31e brigade qui possède des escadrons d'AMX-10 RC le 21 est un régiment mixte, le seul de France, composé de 2 escadrons d'AMX10RC, 2 compagnies sur VAB, une batterie d'artillerie, une compagnie d'éclairage et d'appui VAB et JEEP, une compagnie de commandement VAB et JEEP et pour finir une compagnie d'instruction. Il est avec le 2e régiment étranger d'infanterie les unités de la 31e brigade. Cette brigade est dissoute en 1984.

Le régiment ainsi que le musée des troupe de marine est installé au camp Le Cocq à Fréjus, l'ancien camp du 4e régiment d'infanterie de marine. Il appartient à la 6e brigade légère blindée.
Le 21e RIMa peut être engagé sur le théâtre Centre-Europe, il reçoit d'ailleurs une citation à l'ordre de la brigade pour son action au Kosovo en 1999, il peut également être projeté outre-mer ou remplir des missions de service public en métropole. Il est le gardien des traditions des Troupes de Marine.  
 
     
              
     
 
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