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Le site d’Orange

 

Orange, surnommée la « Cité des Princes », est une commune française située au nord-ouest du département du Vaucluse et de la région Provence-Alpes-Cote d’Azur. Ses habitants sont appelés les Orangeois.

 

La position d’Orange, à un carrefour de passages pour le nord, l’Espagne ou l’Italie, niché au cœur d’une riche région agricole, en a fait une emplacement de choix pour les Romains desquels  on trouve de  nombreux vestiges, principalement autour de la colline Saint-Eutrope et de l’ancien théâtre. Au Moyen Âge, la ville devient la capitale de la ville principauté d’Orange et le restera jusqu’à son annexion par la France en 1713.

 

Si, au sein du département, elle a un rôle administratif plus limité que Carpentras ou Apt choisies pour être les deux sous-préfectures, elle est la troisième commune la plus peuplée après  Avignon et Carpentras.

 

Depuis 1981, plusieurs monuments d’Orange sont inscrits au répertoire des monuments mondiaux de l’UNESCO sous le titre : «Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d’Orange »

 

 

Antiquité

 

En 105 av. J.-C., des hordes de Teutons et de Cimbres y écrasent les légions romaines dans la bataille appelée bataille d’Orange.

 

La ville est fondée en 35 av .J.-C. par la vétérans de la deuxième légion gallique sous le nom de Colonia Julia Secundanorum Arausio  dans le territoire de la tribut gauloise des Tricastini.

 

La ville est influencée par la culture gallo-romaine  et l’on voit s’élever de grands monuments tels que le théâtre antique, renommé par sa qualité acoustique, et l’arc de triomphe, l’un des mieux conservés au monde. La ville s’entoure d’une enceinte qui englobe environ 70 ha. Elle commande un vaste territoire que les arpenteurs romains cadastrent  avec précision. Des lots fonciers sont attribués en priorité aux vétérans; d’autres, plus médiocres, sont donnés en location ; d’autre  encore restent proriété de la collectivité. Ainsi sont facilitée la colonisation et la mise en valeur du sols, au détriment des autochtones. Jusqu’en 412, date du pillage de la cité par les Wisigoths, Orange connaît une existence prospère et devient siège d’un évêché.

 

C’est ainsi que des découvertes archéologiques continuent de se faire grâce aux fouilles liées aux travaux sur la commune. Les dernières ont révélé au Nord de la commune une nécropole qui a fait  l’objet d’une exposition au musée municipal et des maisons romaines furent cartographiées grâce au projet immobilier lié à l’arc de triomphe. 

 

 

 Moyen  Âge

 

En 508, les armées alliées franques et burgondes envahissent la Provence, alors sous domination ostrogothique : Orange leur uvre largement ses portes. Mais l’année suivante, Théodoric le Grand envoie le dux Ibba avec une armée pour reconquérir le terrain perdu. La ville d’Orange est mise à sac par les Ostrogoths et sa population est déportée à Fiorenzuola d’Arda, près de Plaisance.

Au Moyen Âge, la cité est la siège d’une principauté, fief du Saint-Empire romain germanique, car faisant partie du royaume de Bourgogne. Celle-ci bénéficiait donc de droits féodaux et de la souveraineté propre aux terres d’Empire. Par les hasards de mariages, celle échoit en 1173 à la maison de Baux, puis en 1388 à la maison de Châlon, et enfin 1544 à la maison de Nassau. Elle est annexée au Dauphiné.

En 1562 (première guerre de religion), les protestants brûlent les reliques de saint Eutrope, outragent l’évêque et abattent le clocher de la cathédrale. Peu après, les troupes papales venues d’Avignon et commandées par Fabrizzio Serbelloni prennent la ville, massacrent les protestants et un millier de travailleurs saisonniers venus des alentours, pillent et violent. Le récit de ces tueries provoque une colère et des massacres par le baron des Adrets. En 1562, les protestants d’Orange sont massacrés par Sommerive, lieutenant général du roi.

 

 

 

 

Époque moderne

 

1620, Maurice de Nassau érige une grande forteresse sur la colline Sainte-Eutrope. Au début de la Guerre de Hollande, en 1672-1673, Louis XIV ordonne de mettre le siège devant la ville, auquel participent le ban et l’arrière-ban de la noblesse provençale, alors peuplée de 12 000 habitants ; c’est le Comte de Grignan (en), lieutenant-général du roi en Provence et gendre de Mme de Sévigné, qui s’empare de la ville. Le siège n’est levé que quand le gouverneur en fait démolir les murs. La citadelle est démantelée.

 

Le 17 avril 1732, à la demande des commerçants de la ville jaloux de leur concurrence, le Conseil d’État du Roi signe un arrêté d’expulsion des juifs de la Principauté, avec un délai de 6 mois. Cet arrêté fait suite à d`autres arrêts privatifs de liberté, dont deux de 1687 et 1703, qui n’avaient jamais été appliqué s28, la communauté juive jouissant d’un fort soutien de la part des successifs princes d’Orange, comte des Baux puis princesse de Conti.

 

Le 12 août 1793 est créé le Vaucluse, constitué des districts d’Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d’Apt et d’Orange, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.

 

Durant la Révolution française, le tribunal révolutionnaire fait exécuter 332 personnes à Orange. Les 5 juges et les deux accusateurs membres de cette commission révolutionnaire furent à leur tour jugés après le 9-Thermidor, et guillotinés le 8 messidor An IV (26 juin 1795).

 


 

Spécialités gastronomiques

 

La ville d’Orange a de nombreuses spécialités sucrées récentes commercialisées par les artisans locaux :

 

  

le Sablé du théâtre

 

   les Augustines

 

   les Orangines

 

   le vin d’Orange : vin doux de table                               

 

 

 

 

 

 

 

 

Base aérienne 115 Orange-Caritat

 

La base aérienne 115 Orange-Caritat de l’Armée de l’air française est située à cinq kilomètres à l’est d’Orange dans le Vaucluse.

La base occupe une superficie totale de 371 hectares autour d’une piste de 2400 mètres.

 

 

Historique de la Base aérienne 115 « Capitaine de Seynes »

 

Juillet 1939

 

Inauguration de la base par Monsieur Daladier, alors président du Conseil et député d’Orange.

 

1942 à 1944

 

Occupée par les Allemands, la base est pratiquement détruite lors des combats de libération. Seuls subsistent de cette époque le bâtiment de la gendarmerie de l’air, le mess des militaires du rang et les trois bâtiments logements des militaires du rang.

 

1944 à 1946

 

Des unités anglaises stationnent sur la plate-forme aérienne de Caritat.

 

1er Avril 1945

 

La 5ème Escadre de chasse est créée. Cette naissance résulte de l`association de 3 Groupe de chasse (G.C.) : le 2/6 « Travail », devenue en 1949 le 1/5 « Vendée », le 1/9 « Limousin » et le 2/9 « Auvergne ».A l`époque, les 3 groupes étaient équipés de Bell P39 Airacobra.

 

Mars 1946

 

Installation de l`annexe du centre d`essais en vol de Marignane. La restauration de la base est en cours.

 

Avril 1946

 

Dissolution du groupe 2/9 « Auvergne ». Le 1/9 « Limousin » disparaît en abandonnant ses traditions au profit du Groupe de chasse 4/2  « Ile-de-France » qui sera numéroté G.C. 2/5 « Ile-de-France » en juillet 1947.

 

1949 à 1951

 

La 5ème Escadre est en Indochine et participe au Tonkin, aux combats de la route coloniale n°4 et du Delta. Le 1/5 « Vendée » et le 2/5 « ile-de-France » y effectuent plus de 11 000 heures de vol.

 

1950

 

Sa restauration terminée, la Base aérienne 115 peut accueillir à son retour d’Indochine, l’Escadron de chasse 1/5 «  Vendée » doté de son premier avion à réaction, le Vampire.

 

 

1951

 

Au retour d’Indochine, la 5ème E.C. s‘installe à Orange et subit une transformation sur Vampire, puis successivement sur Mistral en avril 1954, sur Mystère IIen août 1956, sur Mystère IVA en novembre 1957, sur Mystère B2 en mars 1961, sur Mirage IIIC en 1966, sur Mirage F1C en 1974 et plus récemment en avril 1988 sur Mirage 2000C RDI.

 

 

 

 

 

 

 

 

1er janvier 1953

 

Au sein de la 5ème E.C. est créé l’Escadron de chasse 3/5 « Comtat Venaissin », équipé lui aussi de Vampire.

 

1957

 

Dissolution du 3/5 « Comtat Venaissin ».

 

1956 à 1962

 

La 5eme E.C. est équipée successivement de Mystère II, Mystère IV A et de Super Mystère B2. Simultanément, les pilotes participent aux opérations de maintien de l’ordre en Algérie. Trois escadrilles de T6G basées à Betna et Mecheria opèrent dans les Aures et en Oranie du Sud.

 

1961 à 1966

 

Implantations de l’Ecole de transition réacteur sur Fouga de 1961 à 1965 et de l’Escadron de chasse « Tout-temps » 2/30 « Normandie-Niemen » de 1962 à 1966.

 

1965

 

Création de l’Escadron de bombardement stratégique 2/93 « Cévennes », qui deviendra le 3/91 «  Cévennes », doté de Mirage IVA.

 

 

 

 

 

 

1er avril 1965

 

Création du Dépôt Atelier de Munitions Spéciales 12.091(D.A.M.S.), unité des Forces Aériennes Stratégiques (F.A.S.).

 

   

     26 mai 1989

      La Base aérienne 115 prend le nom de tradition « Capitaine de Seynes ».

Juillet 1966

 

Le Mirage IIIC équipe la 5ème E.C. jusqu’en mars 1975, puis est remplacé par le Mirage FI C.

 

1er juillet 1981

 

L’E.C. 3/5 «  Comtat Venaissin » renaît, équipé de Mirage FI C et FI B.

 

1983

 

L’Escadron de bombardement stratégique quitte la base. Début de la participation de la 5ème E.C. aux opérations sur le territoire du Tchad.

 

13 août 1983

 

La 5eme E.C. participe à l’opération MANTA dans le cadre de la Force d’Action Rapide (F.A.R.). L’Escadron 1/5 « Vendée » inaugure une longue série de détachements en envoyant un échelon précurseur.

 

1er mai 1986

 

Le D.A.M.S. 12.091 est déclaré opérationnel dans le cadre de sa mission A.S.M.P. (Air-Sol Moyenne Portée) au profit de l’Escadron de bombardement 1/91 « Gascogne » de Mont de Marsan équipé de mirage IV P.

 

 

 

 

Juillet 1988

 

L’E.C. 3/5, en partance pour le Tchad, est équipé totalement de Mirage FI C. L’E.C 1/5 « Vendée » reçoit ses premiers Mirage 2000 R.D.I. (Radar Doppler à Impulsion). La transformation des E.C. 2/5 et 3/5 sur ce nouvel appareil se fait en 1989 et 1990.

 

 

 

Musée Capitaine de Seynes ORANGE

Musée de la B.A 115 - Capitaine de Seynes

 

Tous les mardis de 9h à 12h et de 13h30 à 17h. Marche à suivre pour la visite : envoi d’un e-mail au moins une semaine avant la date souhaitée de visite en précisant vos nom, prénom, date et lieu de naissance, date et heure de la visite.

 

 

 

 

Dans les deux salles principales, sont relatés les faits historiques marquants de 1928 à nos jours : périodes de l’entre deux guerres, de la deuxième guerre mondiale, de la guerre froide, de la guerre d’Algérie… Un espace est dédié aux conflits actuels et aux diverses missions confiées à une base aérienne aujourd’hui. On y trouve également un point de vente ainsi que des informations sur l’armée de l’air et deux espaces entièrement dédiées à l’interactivité. Des avions présentés à l’entrée du musée viennent compléter la visite.

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