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Salon-de-Provence est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Le nom de cette commune en occitan provençal est Selon de Provença selon la norme classique ou Seloun de Prouvènço selon la norme mistralienne. Lors de la délibération du 20 juin 1918, M. le maire exprime le désir de voir un nom de complément à celui de Salon en raison des similitudes qui existent. En effet plusieurs communes ont le nom de salon et il en résulte assez fréquemment des fausses directions de correspondances. M. le maire propose d’adopter le nom de Salon-de-Provence et le conseil municipal à l’unanimité accepte cette requête.

 

 
 

 

La ville de Salon-de-Provence accueille, sur la base aérienne 701, l’École de l’air. Celle-ci a pour rôle de former des officiers de l’armée de l’air : pilotes, ingénieurs mécaniciens, officiers des bases, commissaires de l’air.

 

Il est possible de faire des études supérieures à l’IUT d’Aix-Marseille, qui présente les spécialités suivantes :

 

   DUT Génie Électrique et Informatique Industrielle (GEII)

   Licence Électrotechnique et électronique de puissance (EEP)

   Licence Intégration  des systèmes embarqués en aéronautique (ISEA)

   Licence Systèmes automatisés et réseaux industriels (SARI)

 

L’antenne de Salon-de-Provence de l’IUT d’Aix-Marseille compte environ 180 étudiants, soit le quart des étudiants de la commune.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spectacles et festivités

 

   La  Reconstitution historique : la ville revit pendant trois jours la Renaissance à travers la commémoration de la visite de Catherine de Médicis à Nostradamus, ce spectacle de rue attire nombre de touristes dans la région.

   Festival de théâtre Côté Cour : chaque année des artistes de qualité viennent revisiter des classiques ; ou encore proposer leur création.

   Les Éclats de Musique : cette dénomination est relative aux concerts proposés l’été dans la cour du château de l’Empéri, par exemple Cali.

   Les Apéros Jazz animent la ville en musique grâce à des artistes de Jazz de haut niveau.

   Le Festival international de musique de Salon-de-Provence Musique à l’Empéri. Présidé par Jérôme Bloch de 2007 à 2013, il a fêté en 2012 son 20e anniversaire. En 2013 (juillet/août), son thème a été : musiciens de la Méditerranée en lien avec Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013.

   Le Festival d’art lyrique organisé par l’association Mezza Voce de Salon-de-Provence.

   Chaque année, la fête de la Libération rend hommage aux hommes qui se sont battus pour rendre à Salon-de-Provence se liberté.

   La Tournée musicale propose une multitude de concerts dans de nombreux bars de la ville.

   Art dans la ville. C’est une exposition de sculptures dans les rues salonaises, sur les cours et sur les places.

   Les Journées Européennes du Patrimoine constituent chaque année le grand rendez-vous culturel de la rentrée pour un large public qui, à travers les ouvertures et manifestations proposées, peut découvrir, entre amis ou en famille, le patrimoine proche de son environnement quotidien.

   Une Journée avec The Beatles est un concert animée par plusieurs groupes reprenant bien évidemment le répertoire du célèbre groupe anglais.

    Le Festival des Arts de la rue et des Arts du cirque propose des acrobaties aériennes, des spectacles de rues et des performances circassiennes dans une ambiance festive et conviviale.

   Le Festival du rire revient chaque année à l’automne grâce à l’organisation de la Maison des jeunes et de la culture de Salon-de-Provence. Les humoristes invités démontrent toute l’étendue de leurs talents quant à la maîtrise de la langue française.

   Les Rencontres Cinématographiques proposent, à l’arrivée printemps, une échappée vers d’autres horizons avec une sélection de plus de 30 films témoins de monde entier et porteurs de talents trop souvent méconnus dans leur propre pays. Fondé en 1990 par un groupe de cinéphiles bénévoles et passionnés, le festival poursuit sa route, porté par une équipe désireuse de soutenir un cinéma d’auteur témoin de notre monde.

   Le château du Père Noël propose chaque année des ateliers, animations, spectacles (pour petits et grands) qui se dérouleront dans un décor féerique. Niché dans la cour d’honneur de la forteresse médiévale de l’Empéri, tout est mis en œuvre pour voyager au cœur de la magie de Noel.

L’Institut musical de Formation Professionnelle (IMFP) : école de jazz qui propose également des concerts tous les mardis soir.

   Les cinémas à Salon : Le club et les Arcades. À noter que le premier cinéma est classé « Art et Assai ».

   Le Portail Coucou – Café-Musiques - est une structure associative gérée par l’Œuvre de la jeunesse laïque de Salon-de-Provence. Il propose des concerts (rock, pop, reggae…) toute l’année (sauf l’été).

   Théâtre municipale Armand : des pièces de théâtre, des spectacles de danse mais aussi quelques concerts sont visibles sur cette scène. C’est également un lieu de formation, d’apprentissage grâce à son école pour les enfants mais aussi pour les adultes.

 

 

 

 

 

Lieux et monuments

 
 
 

 

Monuments civils

Le château de l’Emperi, dominant la ville ancienne, est le plus grand château médiéval de Provence du XIIe  au siècle. Il est encore aujourd’hui un des trois plus grands châteaux forts de Provence, avec le palais des papes d’Avignon et le château de Tarascon.

 

Mentionné pour la première fois au Xe siècle, le château fut le lieu de résidence préféré des archevêques d’Arles jadis sous la suzeraineté des empereurs  romains germanique, d’où son nom de « Emperi ». L’archevêque d’Arles Louis Aleman y décéda de la peste le 16 septembre 1450. De nombreux personnages illustres y séjournèrent dont Frédéric Barberousse, le roi René d’Anjou, François Ier et la reine Claude en 1516. De la partie médiévale dans la première cour, occupée autrefois par un fossé de 7 mètre de profondeur qui justifiait la présence d’un pont-levis, au XVIe siècle, le château s’embellit d’une exceptionnelle gothique. À la Révolution, après la mort du dernier archevêque, le château devient propriété de la ville. Le tremblement de terre de 1909 endommagea l’édifice, deux tours furent détruites ainsi qu’une partie des remparts. Le château abrite aujourd’hui le conservatoire ainsi que le musée de l’Emperi, l’une des plus grandes collections d’histoire militaire française au monde. En 2004 il a accueilli 20 930 visiteurs. C’est aussi dans la grande cour du château que se déroule chaque été le festival international de musique " musique à l’Emperi " (en 2013 du 28 juillet au 8 août, 21 heurs). Président : Jérôme Bloch ; directeur artistique : Eric Le Sage. Le thème sera " Un voyage en Méditerranée ", dans le cadre de Marseille/Provence, Capitale Européenne de la Culture 2013. Concerts également en l’église Saint-Michel à 18 heurs, avant le grand concert du soir.

 

   La Grande Fontaine, aussi nommée Fontaine Moussue. La fontaine existait déjà au XVIe siècle. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale que les concrétions calcaires, puis la mousse et la végétation se sont développées, lui donnant ainsi la forme d’un champignon. Malgré un climat tempéré, il arrive que des stalactites se forment lorsqu’il gèle.

   Le port de l’horloge. Elle fut édifiée sur l’ancienne porte Farreiroux, vestige des remparts, pour remplacer l’horloge de l’église Saint-Michel. Les travaux débutés en 1626 s’achèvent en 1664. Sa porte comporte une niche qui abrite une Madone.

L’écusson de « la loi » a remplacé celui du roi, gratté en 1792. La porte de l’Horloge a entièrement été restaurée en 2004. La tour est couronnée d’un remarquable campanile en fer forgé. Le beffroi et le cloche sont classés Monument Historique par arrêté du 30 novembre 1911 tandis que la tour elle-même est inscrite Monument Historique par arrêté du 28 décembre 1926.

   La porte du Bourg Neuf. Un rempart datant du XIIe siècle entourait la ville, plusieurs portes donnaient ainsi accès à la cité. Celle-ci se trouve à côté de la mairie et donne son nom aux services administratifs situés à côté de la porte. Sous l’arcade, on peut voir une statue de Vierge noire. Cette porte a été inscrite monument historique par arrêté du 28 décembre 1926.

   À la sortie nord de Salon, le monumental mémorial Jean-Moulin est l’œuvre du sculpteur Marcel Courbier qui effectue là son troisième monument dédié à Jean Moulin. Mais la thématique a changé. Le  monument de Salon est tout à fait original et ne ressemble à aucun autre. Ce monument érigé par souscription publique à l’initiative du Comité régional du Mémorial Jean Moulin, avec le soutien de Laure Moulin, commémore le parachutage de Jean Moulin en Provence, dans la nuit de 1er au 2 janvier 1942, en compagnie de Raymond Fassin et d’Hervé Montjaret.

 

 

 

 
 

 

Monuments religieux

L’église Saint-Michel. Classée Monument historique en 1983, elle a été construite au XIIIe siècle et présente un style de transition entre l’art roman et le gothique provençal. Elle dispose de deux clochers dont un à arcades (dit aussi clocher à peigne), le second fut ajouté au XVe siècle pour recevoir l’horloge de la ville. Le portail de style roman est remarquable par la qualité de ses sculptures. En dessous, se trouve l’agneau pascal surmonté d’une croix de malte portée par une hampe. Un couteau carolingien et deux diablotins (rappelant que le Mal existe mais qu’il doit rester hors des lieux saints) figurent au sommet de l’arc. La tour octogonale, côté nord, permet d’appuyer l’hypothèse d’une construction templière. Lors du festival international de musique « Musique à L’Emperi », les concerts de 18 heurs ont lieu dans l’église (ceux de 21 heurs se déroulent au château – voir plus haut).

 

Président : Jérôme Bloch ; directeur : Eric Le Sage. En 2013 du 28 juillet au 8 août. Dans le cadre de Marseille/Provence, Capitale Européenne de la Culture 2013.

 

   La collégiale Saint-Laurent. Le monument actuel, beaucoup plus vaste, fut édifié sur l’emplacement d’une ancienne chapelle du XIIIe siècle. L’archevêque d’Arles Jean de Cardonne posa la première pierre le 22 mars 1344 ; Les travaux durèrent 100 ans. L’édifice s’écroula au début du XVe siècle ; trente ans après, le cardinal Louis Aleman, archevêque d’Arles, lance la reconstruction qui se terminera en 1480. L’édifice est érigé en collégiale en 1499. Elle fut le théâtre de violents combats au cours des guerres de la ligue, notamment durant la bataille avec le duc d’Épernon, chef des ligueurs, qui tenta en vain d’abattre le clocher. Elle abrite actuellement le tombeau de Nostradamus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Musées

 

  Musée Grévin de la Provence : 2 600 ans d’histoire et de légendes provençales en 15 tableaux, du mariage de Gyptis et Protis à nos jours, sur le thème de la femme et l’eau.

   Musée de Salon et de la Crau présente la salle Théodore Jourdan : Cette collection du musée de Salon et de la Crau, dont un ensemble de toiles grand format, est un témoignage de la vie pastorale en Provence au XIXe siècle. Entrée gratuite.

   Musée de l’Empéri : autrefois résidence des archevêques d’Arles, le château est devenue un lieu unique présentant des collections consacrées à l’histoire militaire française depuis Louis XIV jusqu’à la Grande Guerre.

   Maison de Nostradamus : Construite autour de cet énigmatique personnage qui scruta le passé, le présent et l’avenir jusqu’en 3797… Découverte de la maison où il vécut de 1547 à 1566 et où il écrivit ses fameuses prophéties.

   Musée du savon de Marseille : il retrace l’histoire du savon en Provence, débutée au Moyen Âge.

 

Activités et Loisirs

 

   Les Flâneries : Visite guidée (gratuite) proposée par l’office de tourisme de Salon-de-Provence Centre de vol à voile de la Crau

   Accro Passion : Parcours d’accrobranche en plein air

   Les Courses hippique à l’hippodrome de Salon

   Balade à vélo dans la Crau Verts : La pleine de la Crau est délimitée à l’ouest par la Camargue, au nord par les Alpilles, au sud par la Méditerranée et au sud-est par l’étang de berre.

   Le massif du Tallagard  propose 4 sentiers de randonnée à pied ou en VTT : le sentier de la Pastorale, le sentier des Caussiers, le sentier des Agassons et le sentier des Abeilles.

   Route des Collines salonaises – le charme en relief du massif des Costes. Cet itinéraire débute à Pélissanne et se termine à Salon-de-Provence -  distance estimés : 42 km.

   Les marchés de Salon sont organisés les mardis, mercredis, vendredi, samedis et dimanches (le matin uniquement).

 

Agriculture et produits du terroir

 

Du désert de galets aux prairies

 

À l’époque médiévale, toute la pleine de la Crau est tapissée de galets (c’est l’ancien delta de la Durance).

 

Le canal d’Adam de Craponne, mis en œuvre au XVIe siècle, apporta l’eau (de la Durance) à ces terres arides afin de les transformer en surfaces agricoles. L’ouvrage offre l’eau nécessaire à l’introduction de la culture de fruits et légumes, d’oliviers et du foin de Crau, certifié par une AOC. L’arrosage des prairies par submersion, le limon des eaux, le soleil et le mistral  permettent trois fauches par an.

 

D’octobre à mars, ces mêmes praires servent de pâtures, puis, aux beaux jours, les moutons transhument vers les alpages. Lors de la transhumance, les troupeaux faisaient une halte à la Fontaine Moussue, étape traditionnelle sur le chemin des Alpes. Aujourd’hui, le pastoralisme est enseigné à l’école du Merle, centre officiel du ministère de l’Agriculture.

 

   La campagne salonaise

 

À quelques minutes du centre ville, le massif du Tallagard propose quatre sentiers de randonnée (à pied ou en VTT) dans une campagne typiquement provençale. Forêt de pins d’Alep, chêne, oliviers, garrigue, ganêts… thym et romarin sauvages embaumeront vos balades sportives ou en famille. Chaque sentier a ses surprises : cabanes en pierre sèche ou bories, bancau, chemin muletier, oratoire, bergerie, et une table d’orientation au sommet de la colline donnant une vue sur le massif des Alpilles, le massif du Luberon, la plaine de la Crau, l’étang de berre jusqu’à la Méditerranée. Des tables permettent de pique-niquer.

 

Viticulture

 

Salon-de-Provence est une commune viticole située sur les aires géographiques de l’AOC Coteaux d’Aix-en-Provence, de l’IGP Méditerranée et de l’IGP Bouches-du-Rhône.

 

 

 

 

Base aérienne 701 Salon-de-Provence

 

La Base aérienne 701 Salon-de-Provence est une base aérienne de l’armée de l’Air française située dans le sud de la France, près de la commune de Salon-de-Provence.

Depuis 1964, la patrouille de France y est  stationnée.

 

L’École de l’air, école d’officiers de l’armée de l’air française y est stationnée depuis 1946.

 

La base abrite également l’École des commissaires des armées depuis 2013.

 

Il y a aussi un parcours de golf de 18 trous (golf de l’air).

 

 

 

Patrouille de France

 

La Patrouille de France (PAF pour Patrouille acrobatique de France) est le patrouille acrobatique officielle de l’Armée de l’air française créée en 1953. Elle forme, avec l’Équipe de voltige de l’armée de l’air, les Équipes de présentation de l’armée de l’air, dont la mission est de représenter l’armée de l’air, et d’être les ambassadeurs de l’aéronautique française et de la France à l’étranger.

 

Stationnée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence, elle est considérée comme l’une des meilleures formations acrobatiques au monde, au même titre que les Red Arrows de la Royal Air Force britanique ou les blue Angels de l’aéronavale américaine.

 

Composée de 9 pilotes et de 35 mécaniciens, elle partage son emploi du temps entre la saison hivernale (entraînement), et la saison estivale (manifestations aériennes).

 

Elle ouvre traditionnellement le défilé du 14 juillet  à Paris, à 9 Alphajet, mais réalise avant tout une démonstration d’une vingtaine de minutes alternant changements de formations et croisements impressionnants. Ces démonstrations sont commentées par le directeur des équipes de présentation de l’armée de l’air, pilote de chasse également, ainsi que par l’officier des relations publiques. Chaque vol est filmé à partir du point central par l’un des trois spécialistes photo/vidéo, où se trouve également un pilote (souvent le pilote remplaçant) chargé notamment d’assurer l’interface entre la patrouille et le contrôle, et garantir ainsi la

 

 

 

L’École de l’air est une école militaire formant des officiers de l’armée de l’air française.

 

  

   

 

Historique

Des débuts difficiles

 

L’évidence et le potentiel de l’armée aérienne s’imposent à l’occasion de la Première Guerre mondiale. Les écoles de pilotage sont, alors, très actives, mais disséminées, signe de l’mpréparation générale. Les écoles d’officiers sont dirigées par l’Armée de Terre et par la Marine.

 

En 1934, l’Armée de l’air devient une arme autonome.

 

Dès 1933, le président Albert Lebrun signe un décret créant l’École de l’air. La première promotion de l’école de l’air s’est installée à Versailles, ville de tradition militaire, proche de Paris et des États-Majors, ainsi que de nombreux terrains d’aviation : Saint-Cyr, Villacoublay, Buc, Toussus-le-noble… L’École de l’Air occupe alors la caserne des Petites Écuries, face au château, à compter du 4 novembre 1935. Elle a pour devise "Faire Face" et porte le nom de Capitaine Guynemer, dont c’est, justement, la devise personnelle.

 

Versailles devient trop étroit pour la formation des officiers de l’Armée de l’Air.

 

En 1937 l’école migre dans des bâtimens encore inachevés à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône). Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale oblige l’école à déménager. Elle occupera ainsi, de 1939 à 1945, plusieurs emplacements (Bordeaux, Collioure, Marrakech entre autres).

 

Elle revient et s’installe définitivement à Salon-de-Provence sur la base aérienne 701 en 1946 avec l’École militaire de l’air.

 

En 1947, Monsieur Vincent Auriol, Président de la République, remet à l’École la Légion d’honneur et la Croix de guerre 1939-1945.

 

Une constante évolution

 

L’École de l’air ne cessera d’évoluer depuis son arrivée à Salon de Povence. En 1953, l’École du commissariat de l’Armée de l’air est créée. Elle forme les commissaires de l’Armée de l’air qui seront chargés de l’administration, des questions juridiques et financières, et des marchés publics, sur les bases aériennes comme dans les états-majors. En 1969, un échange est instauré avec l’United States Air Force Academy. Chaque année six à huit aspirants français échangent leur place avec autant de cadets américains pour une durée de quelque mois. En 1973, en application d’accords de défense bilatéraux, le cours spécial de l’École de l’air (CSEA) accueille quelques élèves-officiers africains. En 1976, l’École devient accessible aux candidats féminins, sous restrictions et quotas. Celles-ci seront levées en 1998. En 1994, le cours spécial de formations des officiers est créé. Le cursus Sciences-Politiques (diplôme de Sciences-Po Aix) ouvre ses portes en 2010.

 

Formation

 

Recrutés pour la plupart sur concours après deux ans de préparation dans une CPGE scientifique (Classe préparatoire aux grandes écoles), les élèves peuvent également intégrer directement la deuxième année en admission dite "sur titre". Enfin, un partenariat lie l’École de l’air à Sciences Po Aix (Institut d’Études Politiques), par lequel l’École de l’air ouvre une voie de recrutement "option sciences politiques". Il s’agit de diversifier les profils des diplômés et, en particulier, de former les élèves ainsi recrutés aux études internationales.

 

L’école de l’air forme les officiers des corps du personnel navigant (à hauteur de 90%), du corps des officiers des bases de l’air et du corps des mécaniciens (pour les 10% restants). Après un enseignement commun durant les deux premières années (formation d’ingénieur généraliste), les élèves commencent un curcus de spécialiste à partir de leur troisième année. Celui-ci diffère en fonction de la spécialité de chacun.

 

Personnel navigant

 

Exception faite du personnel retenu pour être formé sur les hélicoptères, tous les élèves, quel que soit le type d’appareil qu’ils aspirent à piloter, commencent par passer leur ATPL qui permet de passéder un diplôme reconnu internationalement. Ils poursuivent par la formation au pilotage par le tronc commun, formation dispensée sur la base aérienne 701 de Salon-de-Provence ou sur la base aérienne 709 de Cognac. À l’issue de ce tronc commun et en fonction des desiderata et des résultats des élèves, la formation s’organise de la manière suivante :

 

      les pilotes de transport poursuivent leur formation à Avord (Base aérienne 702) ;

      les pilotes de chasse poursuivent leurs fomations à Tours (Base aérienne 705) puis à Cazaux (Base aérienne 120) ;

       les navigateurs officiers système d’armes (NOSA) à Salon-de-Provence (Base aérienne 701), à l’École de formation des navigateurs de combat, puis spécialisation chasse (Tours) ou transport (en escadron de transport).

 

Détaché dans l’Armée de terre dès la fin de la deuxième année après une sélection interne, les pilotes d’hélicoptère suivent un cursus mixe Armée de terre-Armée de l’air car ils sont formés à Dax (Aérodrome de Dax/Seyresse), au Luc-en-Provence et à Orange (Base aérienne 115).

 

 

 

 

 École des commissaires des armées

 

L’École des commissaires des armées (ECA) est l’école militaire française de formation des commissaires des armées, corps de direction et d’encadrement chargé de l’administration générale et des soutiens communs des armées et des formations rattachées du ministère de la Défense.

 

Elle est également responsable du développement professionnel (Formation de cursus, formation continue) des officiers d’administration tout au long de leur carrière, notamment dans les domaines de l’administration générale et des soutiens communs. Située à Salon-de-Provence, sur l’emprise de la base aérienne 701, elle dépend de la direction centrale du service du commissariat des armées (DCSCA).

 

Créée le 1er février 2013, elle à accueilli ses premiers élèves le 19 août. Son drapeau lui a été remis le 9 novembre 2013 des mains du chef d’état major des armées.

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