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Sari-Solenzara est une commune française située dans le département de la Corse-du-Sud et la région Corse. Son ancien nom Sari-di-Porto-Vecchio est encore très répandu sur l’île. Elle appartient à la microrégion de la Covasina, partie méridionale du Fiumorbo.

 

Géographie

 

Sari-Solenzara présente la particularité d’être la seule commune de Corse-du-Sud située dans l’En-Deçà-des-Monts, c’est-à-dire sur le versant oriental de la chaîne montagneuse centrale, comme le sont toutes les communes de Haute-Corse. Depuis le haut du village de Sari, le panorama est résolument tourné vers le nord, embrassant toute la plaine d’Aléria, le village d Ventiseri et les sommets de la Corse schisteuse (Mont Piano Maggiore et Punta di Caldane en première ligne). Ainsi, bien que depuis longtemps rattachée administrativement à la région de Porto-Véchio, la commune fait géographiquement partie intégrante du Fiumorbo dont elle constitue l’extrémité méridionale.

 

Inversement, les communes de Galéria et de Manso dépendent administrativement de la Haute-Corse mais appartiennent à l’Au-Delà-des-Monts.

 

Histoire

 

Village de Bernardinu POLI, (Don Bernardinu), Commandant de bataillon sous Napoléon et qui repoussa par deux fois le Marquis De rivière, dans deux batailles dans le Fiumorbu.

 

Le 10 mars 1943 le sous marin Casabianca récupère sur la commune, exactement à l’anse de Favone, 2 agents de la mission secrète Pearl Harbour, Toussaint Giffri et Laurent Preziosi.

 

Ils ont rayonné sur toute l’île depuis leur arrivée le 14 décembre 1942 pour coordonner les réseaux de résistance et obtenir leurs accords en vue d’un débarquement rapide des troupes françaises. Repérés et activement recherchés par l’OVRA, leur présence en Corse devenait dangereuse pour les réseaux. La décision fut prise par les services spéciaux de la Défense National établis en Alger, par échange radio avec Pierre Giffri, de leur ordonner de retourner à Alger.

 

Partis d’Ajaccio le 7 mars après une dernière réunion le 4 mars chez les Stefanaggi, ils séjournèrent dans un hôtel de Sari–Solenza dans l’attente du sous-marin. Ils embarquèrent le 10 mars avec 5 sous mariniers quoi n’avaient pu regagner le Casabianca lors de son précédent passage à cause d’une tempête. Ils furent escortés notamment jusqu’au rivage, la nuit tombée, par Jean Nicoli, André Giusti, François Carli et Pierre Griffi qui restera pour terminer sa mission de radio.

 

 

 

 

 


 

Ghisonaccia

 

Ghisonaccia est une commune française située dans le département de Haute-Corse et la région de Corse.

 

   

 

Géographie

 

Ghisonaccia est situé au sud de la plaine orientale corse, dans le bassin inférieur du fleuve Fiumorbo, qui borde la commune sur environ quinze kilomètres. Si on excepte une petite zone élevée au nord-ouest, la quasi-totalité de la commune est à moins de 100 mètres d’altitude, ce qui est exceptionnel en Corse. Le relief, légèrement modelé, s’incline du nord-ouest vers le sud-est.

 

Le chef-lieu, qui regroupe la majorité de la population de la commune, est situé au sud de la commune, à la jonction de la route nationale Bastia-Bonifacio et de la route départementale 344 Ghisonaccia.

 

Au nord-est de la commune se trouve l’étang d’Urbino, une lagune de 750 hectares, la plus importante de la plaine orientale et la seconde de Corse après l’étang de Bigugglia ; il communique avec la mer par une passe d 10 mètres de large, et on y pratique la conchyliculture et l’ostréiculture. Au sud de l’étang d’Urbino s’étend le domaine de Pinia, une zone marécageuse, dans la frange littorale est boisée, classée réserve naturelle, et gérée par le conservatoire du littoral.

 

Histoire

 

 La commune de Ghisonaccia a été créée en 1845 par démembrement de commune de Lugo-di-Nazza.

 

Autrefois, Ghisonaccia n’était qu’un simple lieu de transhumance pour les bergers. Dans les années 1960, le boom de l’agriculture permet à la commune de devenir une petite cité prospère. À partir des années 1980, plusieurs agriculteurs se lancent le pari fou de créer une activité touristique avec la construction de différentes structures comme le village de Vacance Marina d’Oru ou encore de nombreux campings.

 

Au fil des années, l’afflux de milliers de touristes a permis à la commune de Ghisonaccia un essor important afin de devenir le village que nous connaissons aujourd’hui.

 

 

Base aérienne 126 Solenzara

 

La base aérienne 126 Ventiseri-Solenzara « Capitaine Preziosi » est une base opérationnelle de l’Armée de l’air située dans le département de la Haute-Corse.

 

 

Situation

 

La BA 126 est située sur la commune de Ventiseri, au lieu-dit Travo. Bien que Solenzara figure dans son appellation usuelle, elle est à plusieurs kilomètres du village portant ce nom, d’ailleurs situé en Corse-du-Sud, suer la commune de Sari-Solenzara.

 

 Le terrain de la base est situé à l’est de la commune, entre la route nationale 198 (Bastia- Bonifacio) et la mer, bordé au nord par l’étang de Palo et au sud par le fleuve côtier Travo.

 

Historique

 

 

Un premier aérodrome fut construit en 1944 pour la 12th USAAF qui en bâtit plusieurs autres sur ce que l’on a parfois surnommé l’USS Corsica durant la Seconde Guerre mondiale. Des unités de chasse et de bombardement moyen déployées sur le site ont soutenu entre autres le débarquement de Provence.

 

Le site actuel fut initié par le projet de construction de quatre bases par l’OTAN afin d’assurer l’entraînement des escadres de chasse américaines, belges, néerlandaises et françaises.

 

La mise en chantier eu lieu en 1956, l’aménagement de la piste fut achevé en 1958, l’atterrissage des premiers appareils eut lieu le 30 mai 1960 et depuis la Guerre froide, elle servit de base d’entraînement au tir pour les forces de l’OTAN

 

En octobre 1964, la base aérienne se voit affecter l’escadrille de liaisons aériennes et de sauvetage ELAS-1/44 qui volait alors sur Dassault Flamant  et sur Sikorsky H-34. En 1972, l’unité reçoit un monomoteur MH-1521 Broussard et un hélicoptère monoturbine SA-319 Alouette III. Moins de deux ans plus tard, fin 1974 les bimoteurs de Dassault quittèrent l’ELAS-1/44. Il en fut de même pour le H-34 en mai 1976. Un an auparavant, en février 1975 l’ELAS-1/44 perçut son premier Puma. À cette flotte hétéroclite vint s’ajouter en 1982 deux avions N-262A. L’année suivante, en avril 1983, l’ELAS-1/44 fut dissoute et devint alors l’escadron de transport et de sauvetage ETS-1/44. Quatre ans plus tard, en décembre 1987, un des Broussard de l’unité s’écrasa en montagne tuant ses trois occupants. Un an plus tard tous les deux N-262. Cela amena un nouveau changement de désignation. Désormais dotée uniquement de voilures tournantes l’unité reçut, en novembre 1988 la désignation d’escadron d’hélicoptères EH 06.067. Les Alouette III quittèrent l’unité en 1997. En 2007 l’EH 06.067 est devenu EH 01.044, tandis que ses Puma laissaient la place aux Super Puma toujours en service en 2013.  

 

Elle servit pour des opérations en 1993, lors de la guerre de Bosnie, puis en 1999 pour la guerre du Kosovo. Lors de ce dernier conflit, la royal Air Force déploya des Panavia Tornado sur le site.

 

Cette base est en première ligne lors de l’intervention militaire de 2011 en Libye. Au 11 avril 2011, elle abrite 23 chasseurs et une dizaine de sorties par jour sont effectuées  à partir de Solenzara, avec un minimum de huit et un maximum de quatorze,

 

       

 

Missions

 

Sa mission principale est le support des escadrons de combat d l’Armée de l’air et de plusieurs unités de l’OTAN qui viennent en rotation pour s’entraîner au tir air-air et en air-sol. Sa position géographique la désigne naturellement comme base avancée pour les opérations aériennes en Méditerranée.

 

Une seule unité navigante, l’escadron d’hélicoptères 01.044 Solenzara, y est basée en permanence. Elle héberge également en permanence un escadron de gendarmerie mobile, un détachement du 44e régiment de transmissions et chaque été, un détachement de l’une des Unité d’instruction et d’intervention de la sécurité civile pour la compagne feux de forêts. Sa section munitions dépend depuis 2011 de l’établissement principal des munitions « Méditerranée » du Service interarmées des munitions.

 

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