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Le site de Tarbes

 

Tarbes est une commune française du sud de la France, chef-lieu depuis 1790 du département des Hautes-Pyrénées en région Midi-Pyrénées. C’est la capitale de la Bigorre.

 

Autrefois de forte tradition industrielle, Tarbes essaie aujourd’hui de diversifier ses activités, notamment dans l’aéronautique et les techniques de pointe autour des différentes zones d’activités qui se multiplient ; la récente mise en valeur du haricot tarbais et d’autres spécialités régionales montre également une volonté de développer l’industrie agroalimentaire justifiant ainsi son surnom de « ville-marché ». Avec 115 857 habitants en 2009, c’est la deuxième aire urbaine de la région.

 

Localisation

 

Tarbes est une ville piémont pyrénéen située au sein de la riche plaine agricole de l’Adour, à 155 Km sud-ouest de Toulouse, 144 Km à l’est de Bayonne, 70 Km au sud-ouest d’Auch et 20Km au nord-est de Lourdes ; Tarbes est à 1 h 30 de l’océan Atlantique, 2 h 50 de la côte languedocienne et 35 minutes des premières stations de ski. Elle se situe à une altitude moyenne de 304 mètres.

 

Histoire

 

Antiquité

 

 

Au IIIe siècle av. J.-C, les fondations de la cité tarbaise voient le jour, d’après les témoignages des vestiges exhumés de sous-sol. Par nécessité pour le commerce du sel, des marchands vraisemblablement aquitains cheminaient sur le piémont pyrénéen. Pour continuer leur route, ils devaient emprunter un gué afin de franchir l’Adour descendu de la montagne. Il était plus prudent de fractionner les charges pour franchir le gué à la suite duquel une pause était nécessaire. Le fond de la vallée était dominé par une émergence sablonneuse qui incita les hommes à s’y établir.

Puis, Tarbes connaît une colonisation romaine et se dote de villas antiques det de grands domaines agricoles, découverts notamment dans le quartier de l’Ormeau. L’existence d’un artisanat se verifie par les restes d’ateliers de potiers.

 

Le Moyen Âge

 

Aux Ve et Vie siècles, sous l’effet des invasions barbares qui déferlent par vagues successives, la ville se rétracte autour du castrum, dans un vestige subsiste dans la cour arrière de la Préfecture.

 

Vers 840, les Vikings mènent un raid dévastateur à la suite duquel l’évêque de Bigorre relève la ville en commençant par la cathédrale, appelée avec originalité, la Sède.

 

À la fin du XIIe siècle, le comte de Bigorre s’installe dans son château-fort de Tarbes, entraînant à sa suite la cour de justice. Puis la capitale de la Bigorre reçoit une sénéchaussée royale.

 

Deux maisons nobles fondent au XIIIe siècle, hors les murs, l’une le couvent des cordeliers prés de Carrère longue, l’autre celui des Carmes au voisinage du Bourg Crabé.

 

A la fin des siècles médiévaux, la ville se compose de 6 bourgs fortifiés séparément, juxtaposés et alignés sur axe ouest-est, dont le noyau primitif est ordonné autour de la cathédrale. On dénombre ainsi la Sède, Carrère Longue, Maubourguet, Bourg Vieux flanqué à l’est du château  comtal, Bourg Neuf, Bourg Crabé, chacun entouré de ses propres murailles.

 

Durant les guerres de religion, en 1569, les troupes de Jeanne d’Albret incendient la cathédrale, les couvents et autres églises ainsi que l’évêché. Malgré les destructions stratégiques pour tenter d’assurer la défense de Bourg Vieux, les habitants sont massacrés.

 

   

 

Époque moderne

 

 

Au XVIIe siècle, après la peste et les problèmes de logement des gens de guerre, Tarbes assure son renouveau  avec la reconstruction du palais épiscopal en 1652 (Hôtel de la préfecture aujourd’hui),  la fondation d’un troisième hôpital en 1690 et de deux nouveaux couvents (capucins et ursulines). L’irrigation des terres et la force hydraulique utilisée par les artisans sont produites par le système de canaux dérivés de l’Adour.

 

Le XVIIIe siècle annonce un essor démographique, le développement de l’agriculture, de l’artisanat et du commerce. La ville s’étend et des quartiers nouveaux apparaissent (comme l’actuelle rue Maréchal Foch). Ensuite, l’Assemblée constituante dont fait partie Bertrand Barère de Vieuzac (député de la Bigorre aux États Généraux) décide de la réforme administrative et Tarbes en bénéficie en devenant chef-lieu du département des Hautes-Pyrénées.

 

Au XXe siècle

À partir de 1800, Tarbes devient le siège d’une préfecture (accroissement de son rôle administratif et de ses fonctions). En 1806, Napoléon Ier rétablit le Haras National de Tarbes et à partir du cheval tarbais donne naissance à la race anglo-arabe. En 1859, Tarbes est reliée à Paris par voie ferrée.

 

Legs

Au XIXe siècle, différents legs enrichissent les espaces publics tarbais… En 1853, Placide Massey lègue à la ville le jardin éponyme encore inachevé1. En 1877, une donation de l’ancien maire Antoine Brauhauban est à l’origine de la construction d’une imposante halle portant son nom (ce bâtiment a cependant été détruit en 1970 pour y établir un parking aérien). La fin du XIXe siècle voit encore l’érection des deux fontaines de la place Marcadieu, héritage de la bienfaitrice Félicitée Duvignau.

 

Développement industriel

 

Après la guerre de 1870-1871, le général Verchère de Reffye transforme l’atelier expérimental de Meudon (transféré par train à Tarbes) en atelier de construction d’artillerie (appelé arsenal par les Tarbais). Ainsi, Tarbes devient une ville industrielle et ouvrière mais affirme également sa vocation militaire par la construction des quartiers Larrey, Soult et Reffye.

 

     
     

 

 

 
 

Au XXe siècle

 

 Pendant la Première Guerre mondiale, Tarbes intensifie sa production en artillerie du fait de son positionnement géographique en arrière-pays. Le Maréchal Foch, commandant-en-chef de toutes les armées alliées, est né à Tarbes en 1851.

 

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Résistance fait également partie du quotidien de la ville de Tarbes, à qui la croix de guerre a été attribuée. Après le retour de la paix, l’industrie est diversifiée, et on constate une expansion de la démographie. Tarbes reste une ville à fort caractère militaire.

 

Aujourd’hui, Tarbes est devenue aussi une universitaire et l’activité principale relève désormais du secteur tertiaire. Outre sa situation géographique privilégiée, à moins  d’une heure des montagnes Pyrénées, à deux heures de l’océan Atlantique et trois heures de la Méditerranée via l’autoroute la Pyrénéenne, la ville offre une certaine douceur de vivre et revendique une vie culturelle, associative et sportive dense.

 

 


 

Fontaines et places

 

La ville compte de nombreuses fontaines. La place Marcadieu et la place Verdun reproduisent  le même schéma : elles disposent respectivement de deux fontaines réparties sur leurs extrémités et non en leur milieu. Félicitée Duvignau initie ce particularisme, place Marcadieu, en souhaitant  par legs l’édification de fontaines à chaque bout de cette vaste esplanade. Celle-ci est relative à la construction en 1883 d’une halle de type Baltard éponyme. Inaugurée en 1897, la monumentale fontaine des Quatre Vallées, alliant fonte et sculpture, figure les vallées de Bagnères, d’Aure, d’Argèles et la plaine de Tarbes. À l’autre extrémité de la place, la plus modeste «Source de l’amour », en est comme l’écho.

 

La fontaine Montaut trône jusqu’alors au centre de cet espace public puis et déplacée non loin sur la place du même nom. Portant le nom de son donateur, elle est sculptée par Nelli dans la pierre des Pyrénées et est érigée, une première fois, en 1874.

En 2008, l’ensemble est encore complété par l’aménagement d’une place voisine plantée de palmiers au nord de l’église Sainte-Thérèse éponyme.

 

La place de Verdun compte elle des fontaines à l’aspect bien plus contemporain. Au sud, la Grande Fontaine forme une cloche d’eau ludique. Elle est secondée au nord par la fontaine des Droits de l’Enfant, où un jet d’eau soulève une boule que l’on peut faire pivoter à la seule force du poignet.

La fontaine de l’inondation qui fut installée place de Verdun en 1901 a été  déplacée en 1934, place de la Courteboule, dans le quartier Soult. Une famille et sa chèvre fuyant les eaux figurent. Il s’agit d’une allusion à l’inondation de 1875.

D’autres fontaines peuvent encore être citées telles celles du Cours Reffye, de la place  Saint-Jean ou celle de Gespe, place André Guerlin.

 

   

 

 Patrimoine militaire

 
 

 

Le Haras de Tarbes est composé d’un parc de 8 hectares abritant des bâtiments de style empire dont la Maison du cheval. Il est créé par Napoléon en 1806 et constitue le berceau d’une race de chevaux peaufinée afin de fournir les régiments de hussards, l’anglo-arabe. Les édifices ont été construits avec des matériaux essentiellement locaux : pierre marmorifère grise, galets de l’Adour, briques et ardoises. Il est doté d’un manège et d’écuries dont les boxes et plafonds constituent un ensemble de boiseries en châtaignier remarquable.

 

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, Jean-Baptiste Verchère de Reffye établit, dans l’ancien magasin des tabacs à Tarbes, un atelier de construction d’artillerie communément dénommé «Arsenal». On y produisit pour l’armement militaire jusqu’en 2006. Le site se tourne aujourd’hui vers les activités tertiaires. L’ancien magasin des tabacs abrite les Archives Municipales et les réserves du musée Massey. En face, vient se dresser la maison des associations et son campanile.                                                         

Le développement des quartiers Larrey, Soult et Reffye voit l’affirmation de la vocation militaire de Tarbes au cours des XIXe et XXe siècles.  Plusieurs casernes y sont édifiées. En ce qui concerne la caserne Larrey (1825), la majesté du bâtiment central, long de 150 mètres et flanqué de deux avant-corps latéraux, est renforcée par l’existence d’une cour d’honneur accessible depuis un portail encadré de deux pavillons d’inspiration néoclassique. L’ensemble se trouve dans l’axe des martiales allées Leclerc qui concentrent des monuments commémoratifs dont la monumentale statue équestre du Maréchal Foch, érigée en 1935. Firmin Michelet l’y représente chevauchant Marboré, un cheval appartenant à la famille Fould.

 

Le lycée Reffye est une ancienne caserne militaire cédée par l’armée après la Deuxième Guerre mondiale.

 

Gastronomie

 

Le Haricot Tarbais

La Bigorre élève jalousement ce joyau gastronomique, originaire d’Amérique Latine et introduit au XVIIIe siècle en vallée de l’Adour. Il lui faut un sol aux critères des biens définis et une semence à une date précise ! La cueillette se fait exclusivement à la main, gousse par gousse. Ce haricot d’exception a obtenu le Label Rouge en 1997 et une Indication Géographique Protégée en 2000, ce qui garantit son niveau de qualité supérieure…

 

Le porc noir de Bigorre

Très ancienne race sauvée de la disparition en 1981, ce produit d’exception nécessite des conditions d’élevage  en plein air qui respectent les exigences de cette race pure et s’appuie sur un savoir-faire traditionnel. Au bout de 14 mois de soins attentifs et un affinage naturel minimum de 18 mois, le « Porc Noir de Bigorre » donne un jambon de premier choix, qui est un vrai bonheur pour les gourmets !

 

 

 

 

1er  régiment de hussards parachutistes

 

Période 1720

Branche : armée de terre

Type : Régiment de hussards parachutistes

Rôle – Cavalerie blindée parachutiste – Recherche du Renseignement de la brigade

Fait partie de 11e brigade parachutiste

Garnison : Tarbes

Surnom : "Bercheny Houzards "/"L’échelon blindé d’urgence "/"1er hussards"

Couleurs : Rouge et bleu

Devise : "Omnia si predas, famam servare memento" ("Si tu as tout perdu, souviens-toi qu’il reste l’honneur")

Inscriptions sur l’emblème Valmy 1792/Jemappes 1792/Castiglione 1796/Eylau 1807/Sébastopol 1855/La Mortagne 1914/la Serre 1918/AFN 1952-1962

Anniversaire : Saint Michel /Saint Georges

Équipement : Engins Roues Canon de 90 mm ERC-90 Sagaie/Véhicules Blindés légers tout terrain-radio-P4/motos 350 cm3  Cagiva/VAB (Véhicule d’Avant Blindé)/postes de tir pour missiles Milan/canons de 20 mm.

Guerres : Première Guerre mondiale/Seconde Guerre mondiale/Guerre d’Algérie/Guerre du Golfe/Batailles 1914-Bataille de la trouée de charmes

Décorations : Croix de guerre 1914-1918/une étoile de vermeil/croix de guerre 1939-1945/une palme/croix de la Valeur militaire/une palme

 

   

 

1er régiment de hussards parachutistes

 

Cultivant les traditions de la cavalerie légère, le 1er régiment de hussards parachutistes est la seule force polyvalente et modulaire apte à fournir   par la 3e dimension l’échelon blindé d’urgence de toutes les interventions de la 11e brigade parachutiste (11e BP).

 

En 1720, un patriote hongrois réfugié, le comte de Bercheny, lève à Constantinople un régiment de hussards qu’il met au service de la France. Le régiment des « hussards de Bercheny » devient « 1er régiment de hussards » en 1791 et « 1er régiment de hussards parachutistes » en 1946.

 

« Bercheny » est un régiment blindé à forte identité parachutiste. C’est d’abord un régiment de mêlée, de contact, réactif et tourné vers l’avenir. Il a pour vocation première l’intervention en premier échelon dans un cadre généralement interarmes au cœur des situations de crise. Son action est collective, marquée par l’esprit d’initiative, esprit nécessaire aux missions de renseignements mais aussi essentiel dans le cadre d’interventions à caractère humanitaire. La double spécialisation du régiment, cavalier et parachutiste, lui confère  une polyvalence et une réactivité souvent mise à contribution sur les théâtres de projection actuels.

 

 

 

35e régiment d’artillerie parachutiste

 

Période 7 octobre 1873

Branche : armée de terre

Type : Régiment artillerie parachutiste

Rôle ; Artillerie d’urgence

Fait partie de 11e brigade parachutiste

Garnison ; Tarbes

Ancienne dénomination 35e régiment d’artillerie/35e régiment d’artillerie Intérarmes

Devise « Droit devant »

Inscription sur l’emblème : Saint-Gond 1914/Champagne 1915/La Malmaison 1917/Noyon 1918/Somme-Py 1918 AFN 1952-1962

Équipement : canons de 155 mm TRF1/mortiers de 120 mm/canons de 20 mm/CAESAR/radars de surveillance de compagne (RATAC)/radars de surveillances (RASIT)/véhicules de l’avant blindées VAB/postes de tirs MISTRAL

Guerres : Première Guerre mondiale/Seconde Guerre mondiale/Guerre d’Indochine

Fourragères aux couleurs du ruban de la Médaille militaire

Décorations : Croix de guerre 1914-1918 quatre palmes/Croix de la valeur militaire/une palme Commandant historique Colonel Foch

 

   

 

35e régiment d’artillerie parachutiste

 

Le 35e régiment d’artillerie parachutiste (35e RAP) de Tarbes est le seul régiment d’artillerie parachutiste de l’armée française. Il appartient à la 11e brigade parachutiste (11e BP)..

 

Le 35e RAP trouve ses origines à Vannes par la création du 35e régiment d’artillerie en 1873. Après avoir été commandé par le colonel  Foch de 1903 à 1905, il s’illustre pendant la Première Guerre mondiale. Sa conduite héroïque lui vaut 4 citations à l’ordre de l’armée et l’attribution de la fourragère aux couleurs de la médaille militaire. En 1940, il est anéanti aux 2/3 à Dunkerque. Dissous en 1942, le régiment est reconstitué en Allemagne en 1946. Prenant  garnison à Tarbes en 1947, il devient régiment d’artillerie légère parachutiste et reçoit sa nouvelle devise : « Droit devant ».

 

En 1953 et 1961, il s’illustre à Dien Bien Phû puis participe aux opérations en Algérie et en Tunisie. En 1963, il devient 35e RAP. Il est présent à Djibouti, au Liban, au Tchad, en Centrafrique, au Gabon, en ex-Yougoslavie et en Afghanistan. Il a participé à la défense sol-air de la division Daguet, à l’opération humanitaire au Kurdistan et il est intervenu au Rwanda.

 

Unique régiment d’artillerie parachutiste  de l’armée française, le 35e RAP possède la faculté s’engager dans l’urgence sur tous les théâtres d’opérations.

 

Le régiment déploie ses forces :

 

   par les airs grâce à l’aérolargage, l’aérotransport oui l’héliportage de ses mortiers de 120 mm et canons de 20 mm.

   par voie terrestre avec ses canons de 155 mm – TR F1 et CAESAR – et avec son système d’arme sol-air MISTRAL.

 

Très réactif, il s’adapte avec aisance à la nature du combat. Il peut répondre brutalement ou graduellement à un conflit de haute intensité dans le cadre d’une action de coercition. L’arrivée récente du CAESAR et du MISTRAL lui confère une nouvelle dimension.

 

Précision, célérité et puissance de feu font de ce régiment un pilier de la 11e brigade parachutiste (11e BP).

 

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